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Des centaines de personnes ont rendu un dernier hommage à l'adolescent tué à Hamilton

Portrait de Devan Bracci-Selvey et sa mère sur une commode.

La mort tragique de Devan Bracci-Selvey a soulevé des questions sur l'intimidation à l'école et sur ce que font les gestionnaires scolaires et le gouvernement provincial pour s'attaquer au problème.

Photo : CBC

Radio-Canada

Les funérailles de Devan Bracci-Selvey, poignardé à l'extérieur de son école, ont eu lieu samedi à l'Église Unie de Stoney Creek, à Hamilton.

Il était génial. [...] Il n'avait qu'un petit cercle de confiance. Et, si vous étiez dans ce cercle, il vous défendrait comme un membre de la famille. Il serait comme une lionne protégeant son petit, a expliqué son meilleur ami, Michael Mcemtee.

J'aurais juste aimé pouvoir passer plus de temps avec lui.

Michael Mcemtee, meilleur ami de Devan

Un cortège de motards et de 60 voitures classiques avec des rubans roses est passé par Hamilton en l'honneur de Devan Bracci-Selvey, qui était passionné de voitures anciennes.

Une ancienne voiture avec un ruban rose.

L'avis de décès du garçon le décrit comme un ami loyal qui aimait aussi les jeux vidéo et les animaux.

Photo :  CBC

La famille avait demandé aux personnes assistant à l'enterrement de porter du rose pour symboliser la lutte contre l'intimidation.

L'adolescent a été poignardé à mort sous les yeux de sa mère lundi après-midi, devant l'école secondaire Sir Winston Churchill.

Des personnes portant des T-shirts où il est écrit "RIP Devan" transportent un cercueil devant un établissement.

La mort tragique de Devan Bracci-Selvey a soulevé des questions sur l'intimidation à l'école et sur ce que font les gestionnaires scolaires et le gouvernement provincial pour s'attaquer au problème.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Gallorini

Selon sa mère, Devan a commencé à être victime d'intimidation dès le deuxième jour d'école, après un incident lors duquel il s'est fait voler son vélo.

Elle accuse la direction de l'école secondaire Sir Winston Churchill de ne pas avoir agi malgré ses plaintes. Personne n'a été là pour lui et, même moi, j'ai essayé de le sauver et je n'ai pas pu, a-t-elle déclaré.

L'arrière d'une moteau avec écrit "Justine for Devan".

Un grand nombre de personnes rendent un dernier hommage à l'adolescent.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Gallorini

Sa mort tragique a soulevé des questions sur l'intimidation à l'école et sur ce que font les gestionnaires scolaires et le gouvernement provincial pour s'attaquer au problème.

Je pense que cela a affecté tous les parents en Ontario. [...] C’est une façon tellement triste que sa vie se termine si jeune, confie Suzanne Robertson, qui est venue de Burlington.

J'ai un enfant du même âge, donc tout le monde est touché par cette histoire. Je crains que mon fils aille à l'école et que cela lui arrive.

Suzanne Robertson, mère de famille de Burlington, en Ontario
Un ruban rose où est inscrit en anglais Stop à l'intimidation et Devan Selvey.

Les personnes qui ont assisté aux funérailles portaient des rubans roses à l'enterrement en signe d'opposition à l'intimidation.

Photo :  CBC / Joana Draghici

Ma fille fréquente l’école Sir Winston et dès que j'ai entendu ça, j'ai envoyé un texto à mon ex-femme pour lui demander comment allait Olivia. Apparemment, tout le monde à l'école est très émotif. Ils ont des conseillers dans l'école, ce qui est nécessaire, a rapporté le père de famille Andrew Haines, qui a assisté aux funérailles.

Mercredi soir, plusieurs centaines de personnes s'étaient réunies devant l’École secondaire Sir Winston Churchill, là où Devan a été attaqué mortellement.

Une femme est triste et tient une bougie à la mémoire de son fils.

« Toute ma vie s'est écroulée », a déclaré la mère de l'adolescent tué devant son école à Hamilton.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Il avait une belle âme, il protégeait tout le monde, avait déclaré sa mère.

Un adolescent de 14 ans et un jeune homme de 18 ans sont accusés de meurtre prémédité dans cette affaire.

Le Conseil scolaire public anglais Hamilton-Wentworth, auquel l'école Sir Winston Churchill appartient, dit mener une enquête interne, en plus de collaborer avec la police.

Une foule importante participe à une veillée à la chandelle.

Mercredi soir, plusieurs centaines de personnes ont participé à une veillée à la chandelle devant l’École secondaire Sir Winston Churchill, là où Devan Bracci-Selvey a été poignardé.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Lors de leur réunion du 28 juin, les conseillers scolaires recevront de la part du personnel du conseil une recommandation pour entreprendre un examen officiel des pratiques de sécurité dans les écoles — qui comprennent la prévention et l’intervention en matière d’intimidation.

C’est ce qu’indique une déclaration commune du président du conseil Alex Johnstone et du directeur de l’éducation Manny Figueiredo.

Nous travaillerons avec les élèves, les parents et la communauté pour nous assurer que tous les commentaires sont pris en compte dans nos efforts collectifs pour bâtir des cultures scolaires et communautaires positives et inclusives, peut-on y lire.

Lorsqu’on lui a demandé s’il estimait que le HWDSB avait manqué à ses engagements envers Devan, M. Figueiredo a répondu qu’il était prématuré pour lui de répondre avec certitude, mais qu'il ne pense pas que ce soit le cas.

Je ne crois pas que l’école a fait preuve de négligence envers l’élève, selon les informations dont je dispose.

Une fois que nous aurons fait notre enquête... alors nous saurons si le conseil a failli à sa tâche, ajoute-t-il. Ou y a-t-il autre chose que nous allons apprendre par cette enquête policière que nous ne savons pas pour l’instant.

Avec les informations de CBC

Toronto

Crimes et délits