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Mission accomplie, dit le directeur parlementaire du budget

Le directeur parlementaire du budget (DPB) Yves Giroux

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le directeur parlementaire du budget (DPB), Yves Giroux, estime avoir contribué à mieux informer les électeurs alors qu’ils doivent élire un nouveau gouvernement fédéral le 21 octobre prochain.

Un texte de Micheline Laflamme

En entrevue aux Coulisses du pouvoir, avec Daniel Thibeault, M. Giroux a indiqué que pour la première fois de son mandat, son bureau a chiffré les plateformes des partis politiques et des députés indépendants qui lui en ont fait la demande.

Le Parlement du Canada lui a confié cette nouvelle responsabilité en juin 2017, en prenant soin d’augmenter son budget d’un demi-million de dollars et de renforcer son équipe.

L'entrevue d'Yves Giroux a été présentée dimanche à l'émission Les coulisses du pouvoir, à 11 h, heure avancée de l'Est, sur les ondes d'ICI Télé.

M. Giroux est ravi de l’intérêt que son service a suscité auprès des politiciens et croit avoir évité que le fruit de son travail ne soit utilisé de façon partisane.

Jusqu'à maintenant, les partis se sont bien comportés. Ils n’ont pas utilisé nos services à mauvais escient pour discréditer les autres partis.

Bien qu’il ne puisse révéler combien de rapports ont été produits, Yves Giroux déclare que ses services ont été prisés.

Il constate avec satisfaction que les partis prennent soin de préciser que leurs promesses ont été révisées par son bureau.

Propositions mieux ficelées

Le DPB dit avoir poussé les formations politiques à s’interroger sur la teneur de leurs propositions.

Je dirais que l'information qu'on a fournie aux partis politiques leur a permis de mieux réfléchir à ce qu'ils voulaient ou ne voulaient pas inclure dans leur plateforme électorale.

Yves Giroux, directeur parlementaire du budget

Certaines formations politiques ont même amélioré leurs propositions à la suite de leurs échanges avec les fonctionnaires parce qu’ils n’avaient pas songé à certains détails.

Le DPB inclut dans ses calculs le degré d’incertitude attaché à une promesse. Cela permet au public de soupeser sa mise en œuvre.

M. Giroux donne en exemple la hausse de taxe pour les contribuables fortunés. Il s’agit d’une proposition dont le niveau d’incertitude est élevé.

Le gouvernement sait combien de personnes disposent d’un certain revenu, mais il peut difficilement prédire comment elles vont réagir si leur taux d’imposition augmentait.

Ce qu'on ne sait pas précisément, c'est dans quelle mesure ces individus-là ou ces familles-là vont déplacer leurs actifs.

Même chose pour la création de programmes universels nécessitant la participation des provinces, puisque ces initiatives sont nouvelles et que bien des inconnues peuvent venir fausser leur évaluation.

Le DPB n’a pas encore achevé ce premier exercice qu’il songe déjà aux améliorations qui pourraient être apportées aux prochaines élections.

L’accès aux données provenant de certaines agences gouvernementales devrait être ajouté à la loi pour faciliter le travail des fonctionnaires.

Il ne s’agit que de constats préliminaires qui nécessiteront une réflexion plus approfondie, précise M. Giroux.

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