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La place des revendications territoriales aux T.N.-O. dans la campagne fédérale

Photomontage de plans serrés des six candidats.

Les six candidats aux élections fédérales dans la circonscription des T.N.-O : Yanik D'Aigle du Parti conservateur, Paul Falvo du Parti vert, Michael McLeod du Parti libéral, Mary Beckett du NPD et Luke Quinlan du PPC.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Radio-Canada

Si pour de nombreux Canadiens l'environnement et l’avenir économique du pays sont parmi les enjeux principaux de la campagne électorale fédérale, dans les Territoires du Nord-Ouest, certains pensent davantage à l’avenir des négociations en cours sur les revendications territoriales de plusieurs Premières Nations du territoire.

Quatre accords sur les terres, les ressources et l’autonomie gouvernementale sont négociés entre Ottawa, Yellowknife et différentes Premières nations depuis des dizaines d’années. 

Il y a aussi 6 accords d’autonomie gouvernementale et trois négociations transfrontalières sur la table des négociations. 

En début de semaine, plusieurs leaders autochtones du territoire, comme le président de la Nation métisse des Territoires du Nord-Ouest, Garry Bailey ont dit à la CBC être inquiet de ce qu’un changement de gouvernement pourrait signifier pour leurs  négociations. 

Si [les libéraux] perdent le pouvoir, cela nous ramènera de nouveau au début, dit-il, en rappelant que les négociations sur leurs revendications territoriales et leur autonomie gouvernementale sont en cours depuis 1981. 

Plusieurs leaders et négociateurs autochtones affirment que les négociations ont été plus fructueuses sous le gouvernement de Justin Trudeau que sous le gouvernement conservateur précédent grâce à une approche plus flexible.

Une carte de la région désignée de l’Akaitcho.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Situé dans le sud-est du territoire, la région désignée de l’Akaitcho est riche en minéraux abrite déjà les trois mines de diamants des T.N.-O.

Photo : Gouvernement des T.N.-O.

Le chef de Ndilo, Ernest Betsina, espère que les élections permettront de faire avancer ces négociations plus rapidement.

Ndilo fait partie des Premières Nations dénées de l’Akaitcho qui négocient un accord sur les terres, les ressources et l’autonomie gouvernementale depuis 1992.

Il y a tellement de choses qui dépendent de ces négociations, dit-il. Tous nos programmes et services, le logement, il y a plein de choses que nous pourrons améliorer une fois les négociations terminées. 

Ernest Betsina n’avait donc qu’une question pour les candidats pour la circonscription des Territoires du Nord-Ouest lors du débat qui était organisé par CBC North dans sa communauté mercredi : que feriez-vous pour faciliter nos négociations?

Ernest Betsina regarde la caméra.

Ernest Betsina est le chef de Ndilo dans les Territoires du Nord-Ouest.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Les 6 candidats sont d’accord que l’approche actuelle doit être changée, mais offrent peu de détails sur la façon de le faire.

Le libéral sortant, Michael McLeod vente la flexibilité que son gouvernement a pu apporter à la table depuis son entrée au pouvoir en 2015.

Il croit cependant qu’une nouvelle politique qui reconnaît les droits autochtones devrait être mise en place en consultants les collectivités du nord.

Le vert, Paul Falvo, rappelle la position de son parti sur la cause autochtone, qui est selon lui de préconiser la réconciliation plutôt que l’extinction de leurs droits.

L’approche serait flexible de nation par nation, explique le candidat. Nous devons approcher les traités comme des documents qui évoluent avec le temps.

Luke Quinlan du Parti populaire du Canada croit aussi qu’il faut une nouvelle approche plus juste pour les peuples autochtones qui se fait en équilibre avec la croissance économique et l’exploitation des ressources naturelles.

L’approche peut faire la différence, dit-il. C’est comme ça que nous pourrons avancer tout en respectant les traités et les revendications territoriales.

Michael McLeod parle dans un micro.

Les candidats dans les Territoires du Nord-Ouest tenteront de détrôner Michael McLeod du parti libéral.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Yanik D’Aigle propose pour sa part de négocier les différents éléments d’un accord par section pour éviter que les négociations stagnent lorsqu’il y a changement de gouvernements ou de négociateurs.

Je crois que ce que nous devons faire de différent c’est de s'asseoir, de décider sur quoi nous nous entendons et de signer sur ça, simplifie-t-il. Peut-être qu’au lieu d’essayer de nous entendre à 100 %, nous devrions signer une entente à 70 % et négocier le reste au fur et à mesure.

En tant que gouvernement il faut s’assurer d'avoir la réconciliation en tête quand des instructions sont données aux ministères, explique la néo-démocrate Mary Beckett. Il doit y avoir l’intention que ces ententes seront finalisées.

Les réponses n’ont pas tout à fait satisfait le chef Ernest Betsina.

Je veux plus de réponses concrètes conclut-il. Peu importe qui est élu le 21 octobre, je devrai leur reposer la question et savoir comment ils pourront nous aider, donc soyez prêt.

Avec des informations de Sydney Cohen

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