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Interdiction de fumer sur les terrains du CIUSSS : encore beaucoup de récalcitrants

Une femme fume une cigarette.

Une femme fume une cigarette.

Photo : Radio-Canada / Radio-Canada

Denis Lapierre

Depuis le 16 septembre, il est interdit de fumer partout sur les terrains du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce resserrement de la réglementation n’est pas respecté par tous.

Il suffit d’aller observer les abords des hôpitaux de la région pour constater que des personnes, tant des patients, des visiteurs que des employés, fument sur les stationnements et les voies d’accès.

De plus, ces fumeurs laissent des traces. À l’hôpital de Chicoutimi, particulièrement, on peut observer la présence de nombreux mégots autour d’un cendrier improvisé, en plus de paquets de cigarettes vides qui jonchent le sol à côté d’autres déchets.

Les fumeurs eux-mêmes déplorent cette situation.

Je n’avais même pas remarqué qu’ils n’avaient pas installé de trucs à cet effet, mais oui, je trouve ça quand même un peu ''dégueu'', maintenait que je le remarque aussi, admet d’un air contrit Lena-Clara, venue griller une cigarette en attendant son rendez-vous médical.

Des mégots et des détritus se trouvent sur le gazon.

Les paquets de cigarettes vides et les mégots sont nombreux à proximité de l'hôpital de Chicoutimi

Photo : Radio-Canada

La grande majorité des fumeurs interrogés assurent pourtant qu’ils connaissent la règle adoptée par le CIUSSS. Ils en acceptent aussi le principe qui est de ne pas soumettre les non-fumeurs à la fumée secondaire.

Côté syndical, on assure que la mesure a été bien accueillie.

C’est sûr que les deux, trois premiers jours, il y a eu un peu de réticence, de questionnement, mais je vous dirais que depuis ce temps-là, on n’a pas de problématique majeure, affirme Gaston Langevin, le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers de la santé et des services sociaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean, affilié à la Confédération des syndicats nationaux. Il n’y a pas eu de plainte ni de sanction non plus, ajoute-t-il.

Au CIUSSS, on admet que la mise en place de la nouvelle règle se fait de façon progressive. Une campagne d’information a été menée auprès des employés, des affiches ont été installées près des anciennes zones pour fumeurs à neuf mètres des portes et les cendriers y ont été retirés.

Cependant, pour les fumeurs respectueux, on n’a pas encore procédé aux aménagements nécessaires. On ne retrouve des cendriers près des trottoirs qu’aux abords des hôpitaux de Roberval et d’Alma. Ailleurs, il n’y a rien.

Un récipient repose dans l'herbe.

Un cendrier improvisé a été installé devant l'hôpital de Roberval.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Des mégots de cigarettes sont dans un récipient.

Plusieurs personnes semblent utiliser le cendrier improvisé devant l'hôpital de Roberval.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

On est surtout en train de regarder les habitudes des fumeurs pour s’assurer de mettre des cendriers ou des poubelles aux bons endroits, mais, nécessairement, une démarche comme celle-là demande une certaine période d’adaptation, précise Joëlle Savard, du service des communications du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

On ne fait pas d’intervention non plus auprès des contrevenants. On préfère pour l’instant favoriser l’information plutôt que la coercition.

Il faut dire que malgré la règle adoptée régionalement, légalement parlant, c’est toujours la loi québécoise qui s’applique. Cela signifie qu’un fumeur ne s’expose à une amende que s’il fume à l’intérieur de la zone de neuf mètres autour des portes. L’application de la mesure adoptée par le CIUSSS demeure donc, pour l’instant, une affaire de bonne volonté.

Saguenay–Lac-St-Jean

Santé publique