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Un « vent » bloquiste sur Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques

Les cinq candidats pendant le débat électoral de l'UQAR.

De gauche à droite : Maxime Blanchette-Joncas (BQ), Guy Caron (NPD), Lysane Picker-Paquin (Parti Rhinocéros), Chantal Pilon (PLC) et Jocelyn Rioux (Parti Vert)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les principaux candidats dans la circonscription de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques reconnaissent que le Bloc québécois ne peut plus être ignoré dans cette campagne, mais personne ne lui concède encore la victoire.

Au terme d'un débat électoral tenu à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) vendredi, le député sortant et candidat du Nouveau Parti démocratique (NPD), Guy Caron, dit qu'on ne peut pas nier que le Bloc québécois profite d'un vent favorable, mais il ajoute que l'on doit faire une distinction entre une tendance et une vague en faveur d'un parti politique.

C’est une tendance et il ne faut pas la nier. Elle existe dans l’ensemble du Québec. Alors, c’est peut-être le cas, effectivement, ici, soutient-il.

Je peux voir que mes appuis sont très très solides, même si je vois effectivement cette augmentation de la tendance pour le Bloc québécois.

Guy Caron, candidat néo-démocrate dans Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques

Dans le même esprit, la candidate libérale, Chantal Pilon, affirme que le BQ demeure une force politique, mais elle continue à croire en ses chances de remporter le scrutin du 21 octobre.

On sent qu’ils sont sur le terrain, au même titre que M. Caron est très très présent aussi sur le terrain, puis que nous, on est présents sur le terrain, dit la candidate.

Il reste 10 jours à la campagne, alors ça va être une belle course à trois, j’ai bien l’impression.

Chantal Pilon, candidate libérale dans Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques
Notre dossier Élections Canada 2019

Quant au candidat du Bloc québécois, Maxime Blanchette-Joncas, il demeure prudent et se garde d'être triomphaliste.

Il faut être patient et il faut aussi être humble dans la façon qu’on va travailler.

Maxime Blanchette-Joncas, candidat bloquiste dans Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques

Je vais travailler avec rigueur jusqu’à la toute fin. [...] Faut continuer à aller rencontrer les gens sur le terrain, échanger avec eux et puis, leur parler de notre offre politique qu’on a pour le Québec et puis, pour la région, assure-t-il.

Débat électoral à l’UQAR

Cinq des sept candidats ont participé au débat électoral organisé par l’Association générale étudiante du campus à Rimouski (AGECAR) et le Club politique de l'UQAR vendredi.

La candidate du Parti libéral, Chantal Pilon, le candidat du Bloc québécois, Maxime Blanchette-Joncas, le candidat du Nouveau Parti démocratique, Guy Caron, le candidat du Parti vert, Jocelyn Rioux, et la candidate du Parti Rhinocéros, Lysane Picker-Paquin, ont pris part à cette joute politique.

Toutes les questions posées par le public ont porté sur l'environnement, abordant les enjeux du plastique, du transport par train et des voitures électriques, par exemple.

Tous les candidats ont dit non ou ont exprimé de grandes réserves au sujet du projetd'Énergie Saguenay, de GNL Québec, qui comprend un gazoduc qui doit transporter du gaz naturel en provenance de l’Ouest canadien et qui doit traverser le Québec.

Carte illustrant un tracé partant de Rouyn-Noranda à Saguenay, où GNL Québec veut construire une usine de liquéfaction de gaz naturel et un terminal maritime.

Le corridor à l'étude pour le projet d'implantation d'un gazoduc par GNL Québec s'étend sur 750 kilomètres.

Photo : Radio-Canada

Le projet de GNL Québec est de transformer, à Saguenay,,le gaz naturel liquéfié qui doit ensuite être transporté par bateau sur la rivière Saguenay et sur le Saint-Laurent. Des craintes ont été formulées sur conséquences que pourraient avoir cette augmentation du trafic maritime sur les mammifères marins comme les bélugas.

On sait pertinemment que GNL va finir par devenir un pipeline, puis un pipeline, on n’en veut pas au Québec. On a zéro acceptabilité sociale au Québec pour ce type de voyagement d’hydrocarbures. Alors moi, ma position là-dessus, c’est non, a soutenu la candidate libérale Chantal Pilon sur cette question.

De son côté, le candidat bloquiste Maxime Blanchette-Joncas a souligné que le Parti libéral a acheté un pipeline de 13 milliards [de dollars]. C’est toute notre génération qui va devoir écoper par rapport à ça. Tous les capitaux qui sont investis dans le pétrole ne sont pas investis en énergie verte.

Enfin, le candidat néo-démocrate, Guy Caron, a affirmé qu'il est clair que les provinces, étant donné que ça passe sur leurs territoires, doivent avoir la primauté de la décision. Donc, les études du BAPE, les études d’impact, les études du tracé sont des décisions qui doivent revenir aux provinces.

De son côté, le candidat du Parti vert, Jocelyn Rioux, a proposé d’électrifier la flotte de véhicules de Postes Canada.

D'après les informations de Denis Leduc

Bas-Saint-Laurent

Politique fédérale