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Les employés en grève manifestent dans les rues de Regina

Vue aérienne des manifestants qui défilent dans une rue de Regina. Ils ont des pancartes ou des drapeaux d'Unifor en main.

Unifor estime que 1500 travailleurs ont pris part à la manifestation vendredi dans les rues du centre-ville de Regina.

Photo : Radio-Canada / Olivier Jodoin

Radio-Canada

Les employés de six sociétés d’État de la Saskatchewan, en grève depuis une semaine, ont défilé au centre-ville de Regina vendredi pour réclamer de meilleures conditions salariales.

« Le dégel, maintenant », scandait la foule, partie du parc Victoria

Ces grévistes, qui mettent de la pression dans les négociations pour le renouvellement de leur convention collective, rejettent le gel des salaires pour deux ans proposé par le gouvernement.

Les manifestants ont accusé le premier ministre, Scott Moe, de s'octroyer des augmentations de salaire tout en gelant les salaires des travailleurs des sociétés d'État.

« Si 2,3 %, c'est bon pour Moe, c'est bon pour moi », chantaient-ils.

Des manifestants ont en main des pancartes avec la photo de Scott Moe. On y lit « 2,3 %, si c'est bon pour Moe, c'est bon pour moi ».

Les manifestants ont accusé le premier ministre Scott Moe de s'octroyer des augmentations de salaire tout en voulant geler les salaires des travailleurs des sociétés d'État.

Photo : Radio-Canada

Chris MacDonald, un adjoint du président d'Unifor, Jerry Dias, a estimé à 1500 personnes le nombre de participants à cette manifestation.

« Aujourd’hui, c’est un grand jour pour lancer un message fort à ce gouvernement. Il ferait mieux de retourner à la table de négociation parce qu’à partir de maintenant cela va s’intensifier », a-t-il affirmé.

« Si nos actions n’ont pas encore retenu l’attention, nous allons devoir trouver d’autres façons pour le faire », a-t-il prévenu.

Les grévistes accusent le gouvernement de tenter de les diviser

Environ 5000 employés de SaskTel, de SaskPower, de SaskEnergy, de SaskWater et deux filiales de SaskTel ainsi que l’Agence de sécurité de l’eau de la Saskatchewan, membres du syndicat Unifor, sont en grève depuis le 4 octobre.

Jeudi, l’Agence de sécurité de l’eau de la Saskatchewan a indiqué qu’une entente de principe a été conclue avec les représentants de ses employés.

Unifor a alors répliqué qu’elle recommandera à ses membres de rejeter cette entente qui comprend un gel de salaires.

Scott Doherty, un autre adjoint du président d'Unifor, a accusé le gouvernement de tenter de diviser les syndiqués.

« Il ne fait aucun doute que le gouvernement essaie de nous diviser, mais nous n’allons pas le laisser faire », a-t-il déclaré.

Unifor rejette les allégations d’intimidation

Les employés en grève ont multiplié les piquets de grève devant des sociétés d’État cette semaine.

SaskPower a accusé les grévistes d'intimider les employés non syndiqués qui tentaient d’aller travailler. L’entreprise de la Couronne a reproché au syndicat d’employer des agents de sécurité, qui sont « dotés d’équipements tactiques et qui se sont comportés de façon intimidante pour que les employés aient peur de traverser la ligne de piquetage ».

« Nous considérons qu’il s’agit d’un comportement illégal et réfléchissons aux moyens légaux à notre disposition [pour y répondre] », a déclaré SaskPower.

Scott Doherty a affirmé que le syndicat a recours au service d’agents de sécurité chaque fois que ses membres sont en grève, mais a rejeté catégoriquement toute accusation d’intimidation.

« Ces accusations de menace et d'intimidation sont ridicules », a-t-il dit.

Selon lui, les sociétés d’État ont aussi des services de sécurité qui sont mieux dotés que celui du syndicat.

« SaskEnergy avait hier 14 agents de sécurité alors que nous n’avions que 3 agents. Je ne comprends donc pas ces accusations d’intimidation. C’est ridicule », a-t-il conclu.

Avec les informations de Marie-Christine Bouillon et de CBC

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