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Léa Stréliski et l’importance de prendre du temps pour soi

La femme à la chevelure rousse, un casque d'écoute sur la tête, sourit à l'animatrice.

Léa Stréliski publie son premier livre, « La vie n'est pas une course »

Photo : Radio-Canada / Christian Côté

Radio-Canada

Elle a certes mis du temps avant de se lancer en humour et d’écrire son premier livre, mais cela n’a pas empêché Léa Stréliski de se prendre dans l’engrenage de la course contre la montre. Essoufflée, déprimée, au bout du rouleau, elle a décidé de s’arrêter avant de claquer. C’est ce qu’elle raconte dans La vie n’est pas une course, qui sortira mardi prochain.

Pour l’humoriste de 37 ans, mère de trois enfants qui se sentait talonnée par le besoin constant de se surpasser et d’avoir du succès, le quotidien était « trop : trop de pression, trop de tout ». C'est ce qu'elle raconte en entrevue avec la chroniqueuse culturelle Catherine Richer, de l’émission Le 15-18.

À un moment donné, j’ai regardé tout le monde autour de moi qui faisait pareil, qui courait, qui courait et qui courait. Ils avaient l’impression qu’il fallait gagner quelque chose, mais quoi? J’ai juste eu envie de lever ma main et dire : “Mais pourquoi on court, déjà? On va où?”, explique-t-elle.

Léa Stréliski propose aux gens de ralentir parce que ce rythme infernal ne rend personne heureux. Ce n’est peut-être pas ça, la vie, se comparer aux autres, être toujours en train de courir après quelque chose de nouveau, ajoute-t-elle.

La première de couverture de «La vie n'est pas une course» montre trois lapins chacun barré d'un X. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier livre de Léa Stréliski est publié par les Éditions Québec Amérique.

Photo : Facebook / Léa Stréliski

C’est un changement dans sa vie professionnelle qui est à l'origine de sa métamorphose. Elle a rompu avec l’agence artistique qui la représentait, et cela l'a menée à de nouvelles réflexions.

Je pense que ça a été la cerise sur le sundae. Ça a été un peu un réveil. Je n’ai pas besoin de suivre toutes ces normes. Je me suis dit : “Il doit y avoir une autre manière de vivre parce que là je suis trop malheureuse, j’ai une santé mentale de merde.”

Relâcher la pédale d’accélérateur

L’humoriste revendique désormais le droit au temps, celui qui permet de prendre soin de soi, de se découvrir un talent, somme toute, de vivre. En outre, elle déplore que les personnes ne soient pas suffisamment informées au sujet de l’hygiène mentale.On nous apprend à nous laver les mains, à ne pas manger du McDo tous les jours parce que ce n’est pas bon pour la santé, mais en santé mentale, on n’est pas bons encore, illustre-t-elle.

Si tu bouffes de l’actualité et des médias sociaux toute la journée, que tu manges à peine et que tu fais juste boire du café, il arrive un moment où tu ne te sens pas bien.

Léa Stréliski, humoriste et auteure

Léa Stréliski dit aller mieux que jamais depuis qu’elle a ralenti la cadence. De plus, cela lui a permis de peaufiner son art et aussi, évidemment, d’écrire un livre. « Un petit livre », concède-t-elle.

Ça me rassure, les choses courtes. De toute façon, plus personne n’a le temps de lire. Vous n’allez pas me faire croire que vous allez lire 500 pages! Je vous en ai écrit 100, c’est bien assez.

Avec les informations de Catherine Richer

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