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Besoin pressant de places dans la seule garderie francophone de Terre-Neuve

35 enfants sont inscrits sur la liste d'attente de la seule garderie francophone de la province

Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

Marie-Isabelle Rochon

Parents, futurs parents et membres de la communauté ont répondu présents en grand nombre, jeudi soir, pour discuter des besoins de places en garderie francophone à St-Jean.

Ces places sont minimes à Terre-Neuve-et-Labrador, puisque 26 enfants fréquentent actuellement la seule garderie francophone de la province et 35 enfants sont inscrits sur la liste d'attente.

Pierre-Luc Mallet a inscrit deux de ses trois enfants sur cette liste. Il était présent avec sa conjointe jeudi soir pour avoir plus d'information.

Je crois qu'il y a eu de bonnes discussions, j'aurais peut-être aimé avoir plus de plans élaborés par le comité organisateur pour nous donner les options, explique-t-il.

Les échanges ont surtout porté sur la situation actuelle de la garderie. Les locaux ne peuvent être agrandis, il faudrait donc trouver de nouveaux espaces.

Un groupe de personne sont assises dans une salle

Quatre-vingts personnes étaient inscrites à la consultation publique organisée par la fédération des parents francophones de la province.

Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

La directrice à l'éducation du conseil scolaire francophone provincial a expliqué vouloir construire une garderie au sein de la nouvelle école francophone de Saint-Jean, mais le projet prendrait plusieurs années avant d'être réalisé et plusieurs parents ont souligné le besoin immédiat de nouvelles places.

D'autres membres de la communauté comme Gabrielle Lapointe et Mathieu Boudreau seraient prêts à quitter la province si rien n'est fait dans les prochaines années.

Le couple attend un enfant dans les prochains mois. Dans deux ans, nous avons le choix de déménager hors de la province ou de rester ici et s'il n'y a pas de solution immédiate ça se peut qu'on décide de déménager parce que la préservation de la langue pour nous, c'est très important, explique Gabrielle Lapointe.

Mais le principal défi sera de recruter et de retenir le personnel francophone. Quand on les perd [les employés] au bout de six mois, un an parce qu'ils ont des meilleures conditions ailleurs, c'est triste, parce qu'on recommence, explique Martine Filion, directrice générale de la Fédération des parents de la province (FPFTNL).

L'organisme responsable de la garderie a obtenu du financement du gouvernement fédéral pour la planification de nouvelles places.

Portrait de Martine Fillion

Martine Fillion est la directrice générale de la Fédération des parents francophone de Terre-Neuve-et-Labrador

Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

La FPFTNL en partenariat avec le conseil scolaire francophone provincial et le réseau de développement économique et d'employabilité ont organisé la soirée de consultation.

Martine Filion se dit satisfaite de la grande participation de la communauté à la soirée.

Je pense que ce soir, ça permet d'aller chercher de l'information et après avoir colligé ça ensemble, on sera en mesure d'aller parler au gouvernement et de faire connaître nos besoins, ajoute-t-elle.

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