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Le numéro 2 de la diplomatie américaine nommé ambassadeur en Russie

John Sullivan.

John Sullivan vient d'être nommé ambassadeur des États-Unis en Russie.

Photo : The Associated Press / David Vincent

Agence France-Presse

Le numéro deux de la diplomatie américaine, John Sullivan, a été nommé vendredi ambassadeur en Russie, un poste ultrasensible tant les relations du président américain Donald Trump avec Moscou sont ambivalentes.

Àgé de 59 ans, M. Sullivan est secrétaire d'État adjoint depuis mai 2017, et il a assuré l'intérim à la tête de la diplomatie américaine pendant un mois au printemps 2018, après le limogeage de Rex Tillerson.

Il remplace Jon Huntsman, qui a démissionné en août.

Ce juriste affable mais très discret est passé par les départements de la Justice, de la Défense et du Commerce sous de précédentes administrations, ainsi que par le privé.

S'il n'est pas considéré comme un spécialiste de la Russie, il a néanmoins dirigé la délégation américaine à la mi-juillet lors d'un dialogue stratégique américano-russe sur la sécurité.

Washington avait alors exprimé son inquiétude face au développement et [au] déploiement d'armes nucléaires non stratégiques par la Russie, avant le retrait américain en août du traité sur les arsenaux de portée intermédiaire (INF), un texte emblématique conclu pendant la guerre froide.

Le poste d'ambassadeur des États-Unis à Moscou, toujours sensible, l'est d'autant plus depuis l'arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump qui a cherché à se rapprocher de Vladimir Poutine.

En août, le président des États-Unis s'était dit favorable au retour d'un G8 par la réintégration de la Russie, qui avait été écartée de ce groupe de grandes puissances en 2014 à la suite de l'annexion de la Crimée.

La candidature de John Sullivan doit être approuvée au Sénat et son audition pourrait être difficile; la minorité démocrate et plusieurs sénateurs républicains pourraient demander des garanties sur une ligne ferme face au maître du Kremlin.

Les agences de renseignement américaines accusent la Russie de s'être ingérée dans l'élection présidentielle de 2016, remportée par Donald Trump, et de vouloir de nouveau s'immiscer dans celle de 2020.

Le sujet reste au coeur d'une controverse politique, malgré une enquête tentaculaire qui n'a pas permis de prouver une collusion entre l'équipe du candidat Trump et le Kremlin lors de la campagne.

Le nom du remplaçant de M. Sullivan sera aussi scruté, alors que les républicains poussent le secrétaire d'État Mike Pompeo à quitter son poste pour briguer un siège de sénateur en 2020.

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