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  • Archives
  • L’opéra de Robert Lepage

    Robert Lepage dirigeant son équipe sur une scène.

    Robert Lepage est un artiste polyvalent reconnu mondialement, notamment comme metteur en scène.

    Photo : Claudel Huot

    Radio-Canada

    Il y a 10 ans, Robert Lepage mettait en scène un opéra audacieux à Toronto : Le rossignol et autres fables. Retour en archives sur cette production s’inscrivant dans un parcours opératique novateur pour ce virtuose des arts de la scène.

    Le rossignol et autres fables, de Stravinsky, n’est pas le premier opéra de Robert Lepage présenté à Toronto.

    En 1993, il avait monté, pour la Compagnie d'opéra canadienne (COC), son tout premier opéra complet. Un défi de taille, puisqu'il s'agissait de mettre en scène deux œuvres rarement jouées : Le château de Barbe-Bleue, de Bartók, et Erwartung, de Schoenberg.

    En 2009, la Compagnie d'opéra canadienne lui fait à nouveau confiance en lui donnant carte blanche pour la création du Rossignol et autres fables.

    Dans ce programme – qui entremêle opéra, marionnettes et jeux d’ombres chinoises –, le metteur en scène québécois brise de nombreuses conventions opératiques.

    Téléjournal, 16 octobre 2009

    Le nouvel opéra de Robert Lepage est très ambitieux, même pour Robert Lepage!

    Le journaliste Frédéric Bisson

    Ce reportage au Téléjournal du 16 octobre 2009 donne un bon aperçu de la complexité et de l’originalité de la mise en scène de Robert Lepage pour Le rossignol et autres fables.

    Dans la salle de concert du Four Seasons Centre de Toronto, la fosse d’orchestre a été transformée en grand bassin rempli d’eau.

    À chaque représentation de l’opéra, les interprètes y sont immergés jusqu’à la taille. Ils doivent y patauger tout en chantant et en manipulant des marionnettes.

    Le journaliste Frédéric Bisson souligne une autre convention brisée par Robert Lepage.

    L’orchestre se trouve sur scène et son chef fait ainsi dos aux chanteurs, qui doivent le suivre sur des moniteurs.

    « Quand on a l’impression d’apprendre quelque chose, on est récompensé pour les risques qu’on prend », exprime Robert Lepage au moment de la répétition générale.

    L’opéra Le rossignol et autres fables suscitera effectivement un grand engouement à Toronto.

    Nonobstant ses contraintes techniques, la production sera reprise à Lyon, à Amsterdam et à New York, entre autres.

    Des créations internationales

    Bon matin, 2 décembre 1994

    Non seulement les créations de Robert Lepage ont beaucoup voyagé, mais le metteur en scène a aussi fréquemment été sollicité pour créer à l’étranger.

    C’est le cas dès 1994, comme en témoigne cette entrevue à l’émission Bon matin, animée par Suzanne Lévesque.

    Robert Lepage se trouve alors à Tokyo pour la production d’un oratorio tiré de la pièce La tempête, de Shakespeare, et dont l’adaptation musicale est signée Michael Nyman.

    Le metteur en scène se réjouit de travailler dans cet environnement nippon, dont il admire autant le raffinement que les nouvelles technologies.

    « Tous ces voyages, tous ces chocs culturels sont source d’énergie », confie Robert Lepage à l’animatrice.

    Le metteur en scène québécois se prendra d’affection pour cette pièce de Shakespeare, qu’il explorera à nouveau en 1998 et en 2012, à Québec comme à New York.

    Téléjournal Colombie-Britannique, 8 octobre 2010

    Dans le domaine de l’opéra, la consécration pour Robert Lepage vient sans doute avec la mise en scène de L'anneau du Nibelung (Der Ring des Nibelunge), de Wagner, pour le Metropolitan Opera de New York (Met).

    De 2010 à 2012, le Met dévoile un par un les quatre volets de sa nouvelle version du Ring. L’animatrice de l’Opéra du samedi, Sylvia L’Écuyer, suit l’évolution de cette aventure pour l’homme de théâtre québécois.

    À la veille de la grande première new-yorkaise, elle nous dévoile les coulisses de cette production d’envergure au Téléjournal Colombie-Britannique du 8 octobre 2010.

    On y découvre tout le processus de création et l'imagerie conçue par l'équipe d'Ex Machina.

    « Je pense avoir créé un Ring qui fournit assez d'épisodes visuels et de nouveaux éléments scéniques qui font que les gens vont pouvoir suivre l'histoire d'une façon continue », soutient Robert Lepage. « Et je pense que ça va leur paraître très court, pour une fois! »

    Au printemps 2012, la tétralogie de Wagner est présentée dans son intégralité au public du Met.

    Un artiste multidisciplinaire

    Au jour le jour, 11 juin 1987

    « J'ai envie d'être un performeur ». C’est qu’exprime Robert Lepage à l’émission Au jour le jour du 11 juin 1987.

    Formé au Conservatoire d’art dramatique de Québec à la fin des années 70, Robert Lepage est d’abord un homme de théâtre.

    Au moment où cette entrevue a lieu, il a déjà touché au jeu, à l’improvisation, à l’écriture et à la mise en scène. Il réalise peu à peu qu’il ne souhaite pas être cantonné à un rôle, mais plutôt toucher à tout, dont le cinéma.

    Peu importe la forme d’expression choisie, une démarche créative prend déjà racine chez Robert Lepage. Une façon de travailler avec l’intuition, tout en demeurant à l’écoute des objets, des images et des sons, et entouré de gens qui participent au processus de création.

    Je n’essaie pas d’arriver avec un message bien intelligent et de dire : voici ce que j’ai à dire, moi, socialement, ou voici ce que j’ai à dire, moi, politiquement. J’essaie de partir beaucoup de ma sensibilité, de la sensibilité des gens avec qui je travaille.

    Robert Lepage, en 1987

    Questionné sur son attachement pour Québec, Robert Lepage décrit sa ville natale comme un lieu propice à l’inspiration et au travail.

    En 1997, il y fonde la Caserne, un centre de création multidisciplinaire pour sa compagnie Ex Machina.

    Plus récemment, Robert Lepage a aussi vu l'un de ses grands projets se concrétiser avec l’ouverture du Diamant comme nouveau lieu de diffusion artistique pour la ville de Québec.

    Sachant que Robert Lepage a fréquemment collaboré au Festival d’opéra de Québec, les amateurs seront sans doute curieux de voir quelle production opératique y sera présentée prochainement…

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