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À Surrey, les partis s'adaptent à l'interdiction des pancartes dans les espaces publics

Une pancarte du parti vert et une pancarte du candidat du NPD dans Surrey-Centre Sarjit Saran sont plantées parmi des fleurs.

Les pancartes électorales restent autorisées si elles sont plantées sur une propriété privée avec l'accord du propriétaire.

Photo : Radio-Canada / Ben Righetti

Radio-Canada

La Ville de Surrey ayant interdit les pancartes électorales dans les lieux publics en 2018, les candidats à l'élection fédérale du 21 octobre redoublent d'efforts pour se faire connaître dans cette municipalité de la Colombie-Britannique.

Surrey a décidé d'interdire les pancartes sur la propriété publique après la dernière élection municipale, quand un nombre exceptionnel de candidats avait couvert les pelouses de panneaux électoraux.

À une intersection, des automobilistes se sont même plaints de mal voir les autres véhicules. Des agents de la Ville ont dû ramasser près de 1800 pancartes plantées illégalement pendant la campagne, ce qui a coûté 160 000 $, selon un rapport présenté au conseil municipal au mois de mai.

Le candidat du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans Surrey-Sud-White Rock, Stephen Crozier, reconnaît qu'un trop grand nombre de pancartes enlaidit le paysage urbain et est nocif pour l'environnement, mais il craint que l'interdiction ne désavantage les candidats moins connus.

Si vous n'avez pas encore de mandat, si vous n'êtes pas encore célèbre, c'est difficile de se faire connaître.

Stephen Crozier, candidat du NPD dans Surrey-Sud-White Rock

Selon Stephen Crozier, les électeurs ont du mal à mettre un nom sur son visage, alors il a plus souvent recours à Facebook pour faire passer ses messages.

Sujay Nazareth, le directeur de campagne de Harpreet Singh, le candidat conservateur dans Surrey-Newton, n'est pas trop préoccupé par la notoriété de son candidat. Ce dernier est en effet un animateur de télévision en pendjabi.

En revanche, Sujay Nazareth dit qu'il est difficile de convaincre les gens de planter des pancartes sur leur pelouse. Il prétend que certains concurrents n'hésitent pas à faire croire aux propriétaires que la loi les oblige à planter une pancarte devant chez eux.

Dans Surrey-Centre, Matthew Larventz, le directeur de campagne du candidat libéral Randeep Sarai, estime que l'interdiction des pancartes dans l'espace public pousse les partis à consacrer plus de temps à faire du porte-à-porte et à communiquer sur les réseaux sociaux et au téléphone.

C'est la base d'une campagne électorale, rappelle-t-il.

Avec les informations de Meera Bains

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