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Les erreurs graves durant une anesthésie dentaire rarissimes au Canada, selon une experte

 Autumn Ferguson sourit en tenant un ourson en peluche.

Autumn Ferguson pendant un deuxième vol vers Saskatoon pour un suivi médical.

Photo : Fournie par Spencer Ferguson

Radio-Canada

Les erreurs pendant une opération chirurgicale dentaire, comme celle qui a failli coûter la vie à une fillette de 5 ans à Regina, sont extrêmement rares, affirme une experte en anesthésiologie dentaire de l’Université de Toronto.

Les poumons d’Autumn Ferguson se sont affaissés parce qu'on lui a mal administré de l'oxygène alors qu’elle était sous anesthésie, a révélé le centre Children’s Dental World, où se déroulait son opération chirurgicale dentaire en août.

Carilynne Yarascavitch, une anesthésiologiste dentaire du Centre des sciences de la santé Sunnybrook et professeure adjointe à la faculté d'odontologie de l’Université de Toronto, affirme qu’une telle erreur médicale est rarissime.

« Un événement comme celui de Regina arrive une fois sur 4 millions, donc, c’est très rare », soutient-elle.

Gros plan sur le visage Autumn Ferguson. Elle est sous assistance respiratoire.

Autumn Ferguson a été transférée d'urgence à l'hôpital après une erreur médicale dans un centre de chirurgie dentaire à Regina en août.

Photo : Fournie par Spencer Ferguson

Elle a d’ailleurs pris part à une étude en Ontario qui a montré que les blessures graves pendant une anesthésie dentaire sont peu fréquentes. Le Canada a mis en place des normes strictes pour les cliniques fournissant des soins hors des hôpitaux.

Le public devrait être rassuré en ce qui concerne la qualité des soins fournis dans les cliniques hors des hôpitaux.

Dre Carilynne Yarascavitch

Elle espère que les résultats des enquêtes sur ce qui est arrivé à Regina seront transmis aux médecins du pays pour éviter qu’une telle erreur ne se reproduise ailleurs.

Les autorités médicales de la province sont informées

De son côté, le ministère de la Santé indique que les cliniques de santé privées sont tenues d’avoir un directeur médical qui supervise les soins. Celui-ci doit signaler au Collège des médecins et des chirurgiens tout incident grave qui se produit dans sa clinique.

Brian Salte, du Collège des médecins et chirurgiens, affirme avoir reçu le rapport de la clinique de chirurgie dentaire.

« Nous analysons les informations pour trouver la source du problème et déterminer ce qui doit être fait pour apporter des corrections », déclare-t-il.

Il ajoute que la clinique a déjà pris des mesures pour éviter la répétition d’une telle erreur.

Par ailleurs, le Collège des chirurgiens dentaires de la Saskatchewan examine aussi ce qui s’est passé dans cette clinique. Cet examen déterminera si une enquête pour comportement non professionnel doit être ouverte.

Avec les informations de Bonnie Allen et de Alicia Bridges, CBC

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