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Lutter contre les maisons de chambre surpeuplées et non sécurisées

Une femme, Janice Lukes, montre du doigt une maison à un homme à côté d'elle.

La conseillère municipale de Waverley West Ward, Janice Lukes, soutient que les maisons de chambres surpeuplées sont dangereuses en cas d'incendie, notamment à cause des évacuations plus difficiles.

Photo : Radio-Canada / John Einerson / CBC

Radio-Canada

Le Manitoba fait partie des provinces canadiennes où les incendies dans les maisons de chambre ont causé le plus de morts durant les cinq dernières années. À Winnipeg, la conseillère municipale de Waverley West Ward, Janice Lukes, tente de trouver une solution au problème de ces habitations, qu'elle dit souvent surchargées et surpeuplées.

Les services de prévention des incendies provinciaux et territoriaux ont recensé au moins 532 feux dans des maisons de chambre qui ont causé la mort de 47 personnes au Canada, durant les cinq dernières années. Rien qu’à Winnipeg, le nombre de décès s’élève à 34 entre 2014 et 2018.

La conseillère municipale de Waverley West Ward a recueilli de nombreux témoignages sur les conditions de vie risquées dans certaines maisons de chambres à Winnipeg.

Dans celle-là, je ne sais même pas combien de personnes vivent, dit-elle en pointant un bâtiment d’un quartier résidentiel de la ville. À un certain moment, il y avait jusqu'à sept étudiants dedans.

Elle mentionne un autre cas : Il y avait trois filles dans le sous-sol, la cuisinière a pris feu, juste au niveau de l’escalier, raconte-t-elle. Heureusement, rien ne leur est arrivé, elles ont toutes pu sortir. Il y avait des locataires à l’étage aussi.

Le problème d’avoir autant de monde qui habite au même endroit, c’est qu'ils ne se connaissent pas. Quand un pompier arrive et leur demande combien de personnes étaient dans la maison, ils ne le savent pas.

Janice Lukes, conseillère municipale de Waverley West Ward

Lorsqu’elle a été élue au conseil municipal en 2014, Janice Lukes a décidé de s’attaquer à ce problème de maisons de chambres illégales.

Après avoir recueilli les données, les plaintes et les inspections réalisées par les différents ministères, elle a mis en place un petit réseau de surveillance communautaire pour vérifier que les propriétaires respectaient les règles sur les maisons de chambre.

Nous avons une grand-mère retraitée qui regarde les annonces "postées" sur Kijiji, cite-t-elle en exemple. Elle connaît très bien le voisinage et prend des captures d’écran des annonces où on voit clairement qu’il y a cinq chambres à louer, à chacune 500 $.

Les étudiants étrangers sont particulièrement vulnérables à ce genre d’annonces, affirme Janice Lukes.

La conseillère municipale encourage toute personne soupçonnant des locations anormales à les signaler à l’Agence du revenu du Canada.

Avec les informations de Katie Nicholson

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Prévention et sécurité