•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La commission sur l'avenir des médias se déplace à Rouyn-Noranda

Des personnes sont assises derrière deux longues tables lors d'une commission.

La Commission sur l'avenir des médias est de passage à Rouyn-Noranda toute la journée ce vendredi 11 octobre.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Annie-Claude Luneau

Les médias locaux de l'Abitibi-Témiscamingue réclament à leur tour l'aide de Québec. La Commission sur l'avenir des médias s'est arrêtée à Rouyn-Noranda vendredi.

RNC Média, propriétaire de deux stations de télévision dans la région, soutient que l'aide gouvernementale doit être offerte à tous et pas seulement aux médias écrits.

Le président et chef de la direction, Robert Ranger, explique que la tarte publicitaire est petite dans une région comme la nôtre et tous les médias se battent pour les mêmes annonceurs.

Offrir une aide à un seul média serait donc déloyal, selon lui. RNC Média a aussi proposé au gouvernement d'offrir un crédit d'impôt aux entreprises qui investissent en publicité dans les médias locaux.

Des représentants de TV-Témis, de la radio du Témiscamingue CKVM, de Radio Boréale à Amos et de CHEF à Matagami étaient également sur place vendredi matin.

Ils ont demandé au gouvernement de les soutenir financièrement, par le biais de subventions, mais aussi en achetant de la publicité pour ses propres campagnes d'information nationales.

Les ventes nationales, chez nous, ça représente 20 à 25 % de notre budget annuel et depuis 2016, souligne le directeur de CKVM au Témiscamingue, Louis Kirouak. Ces ventes-là sont en baisse, à peu près du même montant, à peu près 20 %, donc on se ramasse avec un manque à gagner qui est quand même important.

Élargir le mandat de Télé-Québec?

Il a aussi été question de la place que pourrait prendre Télé-Québec dans les régions.

La directrice générale de TV-Témis croit que le modèle de la Fabrique culturelle, un projet de Télé-Québec qui fait le tour de la province pour présenter les projets artistiques et culturels, peut être amélioré.

Dans un premier temps, est-ce qu'on ouvre autre que culturel pour cette plate-forme-là et dans un deuxième temps, est-ce qu'on maximise l'utilisation des médias qui sont déjà sur place dans chaque territoire?, a soulevé Chloé Beaulé Poitras.

Des personnes sont assises derrière deux longues tables lors d'une commission.

Les activités de la commission ont repris en après-midi.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Les représentants de l'Éclat/le Citoyen, dont la salle des nouvelles est passée de 14 à 9 journalistes en quelques années, croient aussi que l'aide gouvernementale est essentielle.

On a réussi à retenir les services de nos journalistes et ça on est content de le faire, sauf qu'on sent qu'il y a un épuisement de la part de nos journalistes, les gens sont fatigués. Il y a une perte de motivation face à l'avenir du média, a témoigné le représentant syndical des journalistes Jean-François Vachon.

Accès à l'information

Finalement, l'enjeu de l'accès à l'information a aussi été abordé, notamment par la section locale de la Fédération professionnelle des journalistes par la voix de Jean-Marc Belzile.

«C'est de plus en plus difficile d'avoir accès à des intervenants de différents ministères et ils vont être à Québec, ils vont être à Montréal», a-t-il souligné.

La FPJQ demande d'ailleurs une modernisation de la Loi sur l'accès à l'information.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Abitibi–Témiscamingue

Médias