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Des animaux sauvages qui s’adaptent à la ville

Des bernaches dans un terrain gazonné. Le centre-ville de Moncton est en arrière-plan au loin.

Les bernaches raffolent du gazon que l'on retrouve en abondance dans nos villes, comme ici, à Moncton.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Radio-Canada

Bernaches, ratons laveurs, cerfs de Virginie, coyotes, renards, aigles à tête blanche… En se promenant à Moncton, on pourrait croire que l’on se trouve en pleine forêt. Pourtant, les bêtes sauvages que l'on voit à l'occasion sont bien adaptées à leur milieu urbain.

Cela provoque des interactions pour la plupart du temps sans conséquences, mais pas toujours.

Certains animaux transportent des maladies, d’autres s’attaquent à nos ordures et à nos potagers. Les collisions entre chevreuils et voitures peuvent aussi avoir des conséquences tragiques.

Nicolas Lecomte est professeur au département de biologie de l’Université de Moncton et titulaire de la chaire de recherche du Canada en écologie polaire et boréale. Même si ses travaux l’amènent souvent bien loin du Nouveau-Brunswick, au Nunavut, il se passionne pour le comportement des animaux en ville.

Un homme debout devant une forêt à l'automne.

Nicolas Lecomte est professeur au département de biologie de l’Université de Moncton. Il surveille les animaux qu'on trouve dans le sentier du ruisseau Hall's.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Il ne s’étonne pas de voir des bêtes sauvages à Moncton.

La ville est construite autour d’un marais. C’est comme un corridor de passage pour la faune. Donc, ils peuvent aller rejoindre les différentes zones humides, les zones de rivières.

Nicolas Lecomte, professeur au département de biologie de l’Université de Moncton

Nous le rencontrons au ruisseau Hall's, tout près du campus de l’Université de Moncton. Situé à proximité d’un boulevard achalandé, à 1 km du centre-ville, on y trouve des renards, des porcs-épics, des cerfs de Virginie.

Il pense que l’urbanisation a profité à certaines espèces : Malheureusement, c’est une minorité qui peut profiter de notre présence. Des espèces qui sont par exemple protégées par notre simple présence. Ils vont avoir moins de leurs prédateurs qui sont présents.

Il donne l’exemple des bernaches, qui se nourrissent de notre gazon. Ceux et celles qui sont incommodés par la présence de ces gros volatiles devraient songer à changer l’aménagement de leur cour, selon lui. Même chose pour les ratons laveurs. Pour s’en débarrasser, il faut s’assurer qu’ils ne puissent plus manger nos déchets plutôt que de simplement les capturer et les déplacer.

La chasse est un outil efficace, croit-il, mais elle ne règle pas tous les problèmes. Introduire d’autres prédateurs comme des coyotes est à proscrire, à son avis, puisque cela pourrait avoir des conséquences indésirables et menacer la sécurité des gens. Il affirme qu’il faut parfois repenser complètement nos paysages urbains et réfléchir à notre rôle de prédateur.

On a cette ambivalence-là. On est à la fois le top prédateur, mais aussi on est une espèce qui change beaucoup l’habitat. Ce ne sont pas forcément tous les prédateurs qui font cela.

Nouveau-Brunswick

Faune et flore