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Élections fédérales : un débat en français en milieu minoritaire?

Denis Simard et François-Regis Kabahizi lors de la table ronde à l'émission Point du jour.

Denis Simard et François-Regis Kabahizi à la table ronde en compagnie de Florent Bilodeau.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Au lendemain du dernier débat des chefs, le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), Denis Simard, suggère pour les prochaines élections fédérales de créer un autre débat pour les milieux minoritaires.

Il y a deux débats en français, le premier, je m’en fous, ils peuvent poser les questions qu’ils veulent, mais le deuxième, il pourrait avoir lieu dans un lieu minoritaire au pays. Les questions devraient être créées par la communauté minoritaire francophone pour éduquer l’ensemble des chefs et leur apprendre c’est quoi une communauté minoritaire.

Il a soumis cette idée lors d’une table ronde à l’émission de radio Point du jour en compagnie de Florent Bilodeau et de François-Regis Kabahizi, deux autres personnes engagées dans la communauté fransaskoise.

Ce serait une richesse de les sortir de leur environnement confortable et de leur parler de notre vie dans un contexte minoritaire.

François-Regis Kabahizi, ancien président de l’Association canadienne-française de Regina

Denis Simard a fait cette suggestion estimant qu'il n’a pas suffisamment été question des francophones en milieu minoritaire.

Je trouve regrettable qu’on ait six chefs qui se présentent pour gouverner le Canada et il n’y en a pas eu un qui a dit qu’il représentait le Canada en entier, et pas seulement une province. Je suis énormément déçu.

C’était un débat en français, mais [presque] toutes les questions ont touché le Québec, sauf une.

Denis Simard, président de l’Assemblée communautaire fransaskoise

Le président de l’ACF poursuit avec une autre suggestion : qu’un débat anglophone ait lieu dans une réserve d’une Première Nation. Ça pourrait apporter tout un nouveau thème, un changement et une autre éducation pour nos chefs.

Analyse du débat

Les trois hommes ont également profité de leur passage à l’émission matinale pour donner leur analyse du débat des chefs.

Florent Bilodeau avoue être resté sur [sa] faim. Celui qui est reconnu pour avoir contribué au développement de l’éducation francophone dans la province dit cependant avoir apprécié le fait que le sujet sur la Loi sur les langues officielles a été abordé.

L’ancien président de l’Association canadienne-française de Regina, François-Regis Kabahizi, aurait quant à lui apprécié que l’immigration soit abordée un peu plus en profondeur. En deux heures, il est difficile pour six personnes de discuter et de débattre de plusieurs sujets , reconnaît-il toutefois.

L’environnement, c’est un sujet important.

François-Regis Kabahizi, ancien président de l’Association canadienne-française de Regina

Certains se fient sur des études scientifiques, d’autres ne veulent même pas en parler, mais refuser [d’admettre] que les conditions climatiques sont changeantes et ne pas vouloir voir qu’on doit s’ajuster, c’est aller en dehors du point.

Par la suite, Denis Simard a déploré qu’aucun chef n’ait souligné l’importance des aînés, au lieu de simplement dire qu’il faut les soigner.

Leur richesse, leur énergie et leurs connaissances, ces gens-là arrivent avec un bagage qui est archi important et aucun chef n’a voulu reconnaître que les aînés ont une valeur.

En terminant, les trois invités ont tour à tour incité les auditeurs à aller voter, dès aujourd’hui par anticipation ou le jour du scrutin, le 21 octobre, et ce, peu importe quelle case ils vont cocher.

Saskatchewan

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