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Le Canada doit reprendre sa place dans le monde, dit Elizabeth May

Gros plan d'Elizabeth May.

La chef du Parti vert Elizabeth May a participé à l'ultime débat des chefs de la campagne électorale, qui s'est déroulé le 10 octobre, à Gatineau.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

La Presse canadienne

Le Canada doit reprendre sa place dans le monde, surtout en matière de lutte contre les changements climatiques, selon la chef du Parti vert, Elizabeth May, qui présentait vendredi une série d'engagements en matière de politique étrangère.

« Ça fait longtemps que nous n'avons pas fait notre rôle dans le monde, a-t-elle déploré. Et le monde a besoin du Canada. »

Elle a souligné le « rôle incroyable » joué par la chancelière allemande Angela Merkel dans les négociations climatiques, tout comme celui de Stéphane Dion en 2005, alors qu'il était ministre de l'Environnement dans le gouvernement de Paul Martin. Elle juge qu'il manque maintenant un leader dans le monde dans ce dossier.

Nous avons besoin du Canada avec un premier ministre courageux, pour faire les choses qu'on doit faire.

Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada

Le Canada doit aussi réfléchir à sa place au sein de l'OTAN, et l'alliance militaire de 29 pays doit également revoir l'adhésion de la Turquie en raison de ses frappes contre le peuple kurde, selon la chef du Parti vert.

Les bombardements par l'armée turque dans le nord de la Syrie ont suivi une décision abrupte du président américain Donald Trump, dimanche, de retirer les troupes américaines de la région pour ouvrir la voie à cette opération.

Je crois que l'OTAN doit revoir l'adhésion de la Turquie à l'OTAN. Et je crois que le Canada doit revoir l'adhésion du Canada à l'OTAN afin de s'assurer que cela répond à nos besoins stratégiques au 21e siècle, a dit Mme May.

La décision du président Trump de se retirer de la Syrie a été condamnée à l'international, mais aussi aux États-Unis – y compris chez certains républicains– parce qu'elle est perçue comme un abandon des combattants kurdes qui ont été les seuls alliés des Américains en Syrie dans la lutte contre Daech (groupe armé État islamique). Des dizaines de millions de Kurdes vivent en Turquie, en Irak, en Iran et en Syrie, formant des populations minoritaires dans chacun de ces pays. Plusieurs d'entre eux cherchent à former un État indépendant.

Notre dossier Élections Canada 2019

Mme May a aussi critiqué M. Trump et a laissé entendre que le Canada devrait demander des réponses.

C'est maintenant un vrai désastre humanitaire, parce que dans la Syrie, la république de la Turquie a fait maintenant des bombardements à cause de la décision de M. Trump, le président des États-Unis, de dire clairement qu'il n'a pas d'intérêt à protéger la population kurde. C'est affreux.

La plateforme verte note que le changement climatique est l'un des principaux facteurs d'instabilité mondiale croissante.

Mme May a rappelé qu'il est aussi la cause de désastres naturels et d'une hausse des conflits mondiaux autour des ressources.

Elle a dit qu'un gouvernement vert ratifierait le Traité sur l'interdiction des armes nucléaires et interdirait les armes autonomes, souvent appelées « robots tueurs ».

Les verts annuleraient aussi le contrat de vente de véhicules blindés à l'Arabie saoudite et interdiraient l'importation de pétrole saoudien.

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