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Grève à la Sépaq tout au long du week-end de l'Action de grâce

Des employés de la Sépaq en grève dans le parc national de la Jacques-Cartier.

Des employés de la Sépaq en grève dans le parc national de la Jacques-Cartier

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Jean-François Nadeau

Les employés de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) seront en grève pendant la longue fin de semaine de l’Action de grâce.

Quelque 1200 travailleurs affiliés au Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) ont débrayé à 6 h 30 vendredi matin. Les moyens de pression vont se poursuivre jusqu’à minuit dans la nuit de lundi à mardi.

Les 23 parcs nationaux touchés par la grève demeurent toutefois accessibles au public.

L'activité la plus populaire à l'automne dans les parcs nationaux, c'est la randonnée. Les gens veulent se rendre sur le terrain, voir les couleurs sur les différents sentiers et pour cette activité-là, il n'y aura aucune entrave, commente le porte-parole de la Sépaq, Simon Boivin.

Certains services ne seront pas offerts, comme la location d’équipement et les activités guidées. Les aires de restauration seront également fermées.

Salaires insuffisants

La question salariale est toujours au coeur du conflit. Nous sommes en grève pour réclamer des salaires décents, affirme le président du SFPQ, Christian Daigle. Il espère que la grève des employés mènera à une reprise des négociations mardi.

Les syndiqués ont rejeté à près de 60 % la dernière entente de principe, au début du mois de septembre. Les augmentations salariales offertes de 5 % sur 5 ans ont été jugées nettement insuffisantes.

En moyenne, si on exclut les employés à pourboire et les étudiants, les travailleurs de la Sépaq gagnent 17,74 $ l'heure.

On demande [l’indexation au] coût de la vie, lance Vital Grenier en manifestant devant l’entrée du parc national de la Jacques-Cartier. On a du monde qui travaille six mois par année. Ils reviennent chaque année et même s'ils doivent avoir du chômage, 1 % [d’augmentation], ce n'est pas assez.

Point mort

Pour l’instant, les négociations entre les deux parties sont au point mort. Aucune rencontre n’est inscrite au calendrier.

Je suis obligé de vous dire qu'effectivement, les travaux n'ont pas beaucoup avancé, admet Simon Boivin. En ce qui nous concerne, il est clair que le règlement devra s'inscrire à l'intérieur du cadre financier de la Sépaq et du Conseil du Trésor.

Sans s’avancer sur le détail des négociations, le porte-parole de la Sépaq estime que les contrats de travail ne doivent pas être jugés sur la seule base des salaires offerts.

Au-delà de l'indexation salariale, il y a tout le volet normatif, monétaire, qu'il faut prendre en compte quand on considère une entente. Ça mérite d'être vu dans son ensemble.

Les parcs de la Sépaq touchés

  • d'Aiguebelle
  • du Bic
  • de la Gaspésie
  • Frontenac
  • des Grands-Jardins
  • de l'Île-Bonaventure
  • Rocher-Percé
  • des Îles-de-Boucherville
  • de la Jacques-Cartier
  • Miguasha
  • Mont-Mégantic
  • Mont-Tremblant
  • Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie
  • de Plaisance
  • du Lac-Témiscouata
  • d'Opémican
  • du Mont-Orford
  • du Mont-Saint-Bruno
  • des Monts-Vallin
  • d'Oka
  • de la Pointe-Taillon
  • du Saguenay
  • de la Yamaska

Québec

Relations de travail