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Immigration : Justin Trudeau reconnaît le droit du Québec d'imposer un test

Justin Trudeau lors du débat des chefs en français

Le chef libéral Justin Trudeau ne s'oppose pas à l'idée d'un test imposé par Québec aux nouveaux arrivants.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Valérie Boisclair

Justin Trudeau estime que le gouvernement de François Legault a le droit d’imposer un test de valeurs aux nouveaux arrivants pour l'obtention du certificat de sélection du Québec. Durant le dernier débat des chefs, il a indiqué qu’il était en faveur d’accorder plus de pouvoirs à Québec en matière d’immigration.

Il est tout à fait correct et approprié que le gouvernement québécois impose un test lors du certificat de sélection de ses immigrants, a-t-il déclaré lors d’un segment où les chefs étaient appelés à dire s’ils comptaient adhérer aux demandes de Québec.

Par le passé, le chef libéral avait indiqué qu'il préférait attendre de voir le test des valeurs avant de prendre position.

En mêlée de presse, à la fin du débat, le chef libéral a tenu à préciser que ce test ne concernait que l’obtention du certificat de sélection qui est donné par Québec.

Ça n’a rien à voir avec la citoyenneté canadienne. C’est un processus québécois qui appartient au gouvernement du Québec.

Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada

Québec, qui entend aussi imposer un test de français aux immigrants, doit obtenir l'accord d'Ottawa pour pouvoir ajouter des questions au test de connaissances auquel sont déjà soumis les nouveaux arrivants issus de l'immigration économique.

Je ne connais pas les questions qui seront posées [dans ce test], a ajouté M.Trudeau. J’ai confiance que Québec posera les questions qui sont pertinentes pour leur gouvernement.

Durant le débat, Justin Trudeau a défendu les bonnes relations entretenues avec Québec tout au long de son mandat, et a assuré qu’il reconnaissait l’importance de lui donner « plus de contrôle en matière d’immigration ».

On a travaillé [avec Québec] et M. Legault a baissé les seuils d’immigration parce que le Québec a beaucoup de pouvoir en la matière, plus que d’autres provinces, et c’est une bonne chose, a-t-il souligné en point de presse.

La veille, Andrew Scheer avait également promis plus de pouvoirs à Québec en matière d'immigration, sans toutefois évoquer le test des valeurs.

Lors du débat, son vis-à-vis du Parti populaire a affirmé que le chef conservateur n'était « pas d’accord » avec ce test. Maxime Bernier a avancé qu'il était « le seul » chef de parti fédéral « à dire oui » aux demandes de François Legault.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a déjà dit qu'il revenait à Québec de décider du nombre de nouveaux arrivants sur son territoire. Jeudi soir, M. Blanchet a appelé les chefs des partis fédéraux à s'engager à accorder au gouvernement Legault ce qu'il demande en matière d'immigration.

Il y a un peu moins de deux semaines, le gouvernement du Québec a indiqué que le test de valeurs ne serait finalement pas un critère pour l'obtention de la résidence permanente au Canada, comme le souhaitait le ministre de l'Immigration, Simon Jolin-Barrette.

Il s'agit plutôt d'un critère pour l'obtention du Certificat de sélection du Québec, soit l'étape précédant la résidence permanente et qui est strictement du ressort du gouvernement provincial.

Notre dossier Élections Canada 2019

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