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Pétrole, planète, ou les deux? Des candidats d'Edmonton débattent de leurs priorités

Plan large des cinq candidats alignés dans un studio de CBC, avec une animatrice à la droite.

Le débat en anglais a réuni des candidats des partis conservateur, libéral, néo-démocrate, vert et populaire.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Tardif

Katrine Deniset

Le climat est le sujet de l'heure et, dans la capitale de l'or noir, il est difficile d'exclure le pétrole des conversations concernant l'environnement. Ces deux thèmes chauds et entremêlés étaient au coeur d'un débat réunissant cinq candidats des principaux partis politiques jeudi à Edmonton.

Le débat en anglais, organisé et animé par CBC News, a accueilli les candidats suivants :

  • James Cumming, Parti conservateur (Edmonton-Centre)
  • Randy Boissonnault, Parti libéral (Edmonton-Centre)
  • Heather McPherson, Nouveau Parti démocratique (Edmonton Strathcona)
  • Michael Kalmanovitch, Parti vert du Canada (Edmonton Strathcona)
  • Tyler Beauchamp, Parti populaire (Sturgeon River-Parkland, près d'Edmonton)

Tôt dans le débat, le sujet du pétrole a généré des échanges musclés. Le candidat Randy Boissonnault s'est vite défendu lorsqu'un partisan du Parti conservateur a pris la parole pour accuser les autres partis d'étouffer l'élan du secteur pétrolier.

« Je peux vous citer des milliards de raisons pour lesquelles notre gouvernement tient à coeur l'Alberta et le pétrole. C'est pourquoi nous avons donné le feu vert à Trans Mountain », a lancé le candidat libéral, rappelant que le projet générerait des milliers d'emplois et permettrait d'acheminer 890 000 barils de bitume quotidiennement vers la côté ouest du pays.

Selon Randy Boissonnault, s'afficher comme étant propétrole ne supprime pas systématiquement une volonté d'être écoresponsable.

« Nous disons oui au pipeline, mais notre gouvernement a aussi investi près de 100 millions de dollars dans les énergies vertes. Nous voulons que le secteur soit plus propre et plus vert », rappelle-t-il.

Le candidat conservateur, James Cumming, remet en question l'enthousiasme des libéraux face à l'industrie. Mais, lui aussi croit que le secteur énergétique peut fonctionner avec un impact minimal sur la planète, même si ce discours correspond peu à celui de son chef.

Nous pouvons investir dans ce secteur avec une approche environnementale. Les pipelines sont nécessaires pour le Canada et nous aident à créer des programmes sociaux, par exemple.

James Cumming, candidat conservateur

Le candidat vert, Michael Kalmanovitch, était plus sceptique. Le mariage entre planète et pétrole est tout simplement impensable, d'après lui.

« L'urgence climatique est réelle et bientôt, nous n'aurons bientôt plus besoin de combustibles fossiles », souligne-t-il en reflétant le discours de la chef Elizabeth May.

Le candidat vert reproche aux libéraux et aux conservateurs de négliger l'environnement.

Michael Kalmanovitch à un micro, des écouteurs, et un doigt levé.

Le candidat du Parti vert, Michael Kalmanovitch, dénonce les efforts des libéraux et des conservateurs pour lutter contre les changements climatiques.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Tardif

Ils puisent le pétrole, s'engloutissent d'argent, et laissent vivre les Albertains avec des puits abandonnés. Mais voyons!

Michael Kalmanovitch, candidat du Parti vert

La candidate néo-démocrate, Heather McPherson, a fait preuve d'ambivalence à l'égard de Trans Mountain, malgré l'opposition au projet du chef du NPD, Jagmeet Singh.

« Je ne suis pas anti-pétrole et j'ai plusieurs proches qui travaillent dans le secteur, raconte-t-elle. Mais je ne suis prête qu'à appuyer un projet accueilli par les peuples autochtones concernés, et qui ne se fera pas aux dépens de l'environnement. »

Trouver du travail

L'immigration et l'emploi étaient aussi au coeur du débat. Un architecte dans le public a posé une question aux candidats quant à l'accès au travail en Alberta et dans le reste du pays.

Le spectateur a raconté qu'il est sur le point de quitter le Canada pour trouver du travail parce qu'à son avis, Immigration Canada accueille et encourage davantage les architectes de l'étranger.

En réponse, Tyler Beauchamp du Parti populaire a déclaré qu'il faut réduire le nombre d'immigrants pour éviter la « concurrence injuste ».

« Le Parti populaire veut réduire l'immigration à 150 000 personnes annuellement, a-t-il ajouté. Nous ne voulons pas recevoir plein de personnes d'autre part pour pourvoir aux postes qui devraient être occupés par des Canadiens. »

Les candidats alignés dans le studio de CBC/Radio-Canada.

Randy Boissonnault a défendu l'importance de l'immigration.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Tardif

Heather McPherson et Randy Boissonnault ont confronté le collègue de Maxime Bernier, en soulignant l'immigration comme étant la force du Canada.

« Je refuse de m'asseoir ici puis écouter un candidat utiliser ce genre de message à double sens qui ne sert qu'à diviser notre population », lui a répliqué Randy Boissonnault.

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