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L’abattoir de Viandes duBreton de Rivière-du-Loup sera biologique en 2020

Usine de Viandes duBreton à Rivière-du-Loup.

Usine de Viandes duBreton à Rivière-du-Loup

Photo : Radio-Canada

Isabelle Damphousse

L'abattoir de Viandes duBreton à Rivière-du-Loup finalise son virage bio. À compter du 2 février, 90 % des animaux qui y seront abattus proviendront d'élevages biologiques, rustiques ou sans antibiotiques.

La décision d’affaires de Viandes duBreton ne surprend pas dans l’industrie du porc. L’entreprise familiale qui a entrepris son virage bio à la fin des années 1990 a déjà converti 60 % de la production à Rivière-du-Loup au bio.

La fermeture du marché chinois au porc canadien et la pénurie de main-d’œuvre ont incité l’entreprise à aller de l’avant.

L’entreprise doit parfois refuser des commandes à des clients importants parce qu’elle manque de main-d’œuvre.

La concentration de ses activités dans le domaine de l’alimentation biologique aidera Viandes duBreton, selon son président, Vincent Breton. À son avis, cela permettra de se concentrer sur la transformation et la surtransformation de ses produits.

Cette portion-là de notre modèle d’affaires grandit. On savait qu’à un certain moment, qu'on avait à faire des choix.

Élevage de porc à la ferme Meloporc, à Saint-Thomas de Joliette, au Québec.

Viandes duBreton a entrepris le virage bio dans les années 2000. (Archives)

Photo : Getty Images / SEBASTIEN ST-JEAN

Des éleveurs inquiets

Cette annonce suscite des inquiétudes auprès des éleveurs de porcs qui n’ont pas entrepris le virage biologique.

Le président des Éleveurs de porcs du Québec, David Duval, croit que Viandes duBreton a pris une « bonne décision d’affaires » tout en spécifiant qu’il reçoit des appels de producteurs inquiets.

Je reçois des appels de producteurs qui disent : "Où je vais les envoyer, mes porcs, qui va les prendre?" raconte-t-il.

M. Duval pense que les producteurs concernés seront en mesure de surmonter cette difficulté.

Viandes duBreton emploie 450 personnes à son abattoir de Rivière-du-Loup.

L’entreprise fait affaire avec 400 à 425 sites de production de porcs. Cette décision diminuera le nombre de sites d’approvisionnement de 50 à 75 sites. Un éleveur de porcs peut être propriétaire de plusieurs sites.

Bas-Saint-Laurent

Alimentation bio