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Dernier débat entre les candidats dans Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine

Les candidats échangent entre les pauses.

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

Joane Bérubé
Martin Toulgoat

Les candidats de la circonscription Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine pour l'élection fédérale du 21 octobre participaient jeudi midi à un débat diffusé sur les ondes de Radio-Gaspésie.

Les thèmes de la création d'emplois, du maintien des infrastructures et de l’environnement ont permis à cinq des six candidats de faire valoir leurs priorités et celui de leur parti.

C’est le seul débat auquel a participé la candidate libérale et députée sortante, Diane Lebouthillier qui a dû défendre son bilan des quatre dernières années à plusieurs reprises.

C’est le cas notamment pour la gestion du dossier du remplacement du traversier des Îles-de-la-Madeleine, des baleines noires, des petits ports de pêche et du phare de Cap-Des-Rosiers.

Dans ce débat de deux heures, le bloquiste Guy Bernatchez a saisi toutes les occasions pour questionner la députée sortante qu’il a accusée d’avoir promis un nouveau traversier entre Cap-aux-Meules et Souris sans consulter les Madelinots.

C'est totalement faux, le dossier des Îles-de-la-Madeleine, c'est un dossier qui s'est travaillé avec la communauté des îles, avec CTMA , s’est défendu Mme Lebouthillier.

Des gens dans une salle

Une quarantaine de personnes ont assisté au débat qui a été diffusé de 11 h 30 à 13 h 30 sur les ondes de Radio-Gaspésie.

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

À son tour, le candidat bloquiste a aussi été au centre de tirs groupés des candidats conservateur et libéral.

On lui a rappelé, deux fois plutôt qu'une, que les libéraux et les conservateurs étaient les deux seuls partis qui avaient une chance de l’emporter le 21 octobre alors, peu importe ce que vous dites.

Notre dossier Élections Canada 2019

L'environnement

Dans une région côtière où l’exploitation des ressources et le tourisme sont des piliers importants de l’économie, l’environnement, l’érosion des berges et les impacts des changements climatiques ont occupé une partie importante des échanges.

Diane Lebouthillier a souligné les réalisations de son gouvernement dans la mise en place d’aires protégées marines, les subventions pour les voitures électriques ou le bannissement du plastique à usage unique.

Elle a aussi renvoyé la balle aux autres candidats en rappelant qu’il s’agissait d’une période de transition. On a tous un rôle à jouer, c’est un rôle de concertation.

La députée sortante a défendu la bourse du carbone en expliquant que l’argent sera réinvesti dans la recherche et le développement pour contrer les effets négatifs des changements climatiques.

Ce à quoi le candidat du Parti conservateur, Jean-Pierre Pigeon, a répliqué : On ne veut plus de taxe carbone. Quand vous allez payer votre essence 2 dollars du litre, peut-être qu'il y a des gens qui vont avoir de la difficulté.

Tant le candidat du Parti conservateur comme celui du Parti populaire, Éric Hébert, ont défendu la construction d’un pipeline pour transporter le pétrole albertain.

Être dans un débat en Alberta ou au Texas, vous auriez une main d’applaudissement, a commenté le candidat du Bloc québécois.

Jean-Pierre Pigeon s’est dit toutefois très concerné par la cause environnementale en faisant valoir que le plan de son parti n’est pas parfait, mais contient des mesures concrètes. Il faudrait que l’environnement soit un débat non partisan parce qu’il y va de l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants, a-t-il ajouté.

Même chose pour le représentant du Parti populaire de Maxime Bernier qui veut marier développement économique et lutte aux changements climatiques en misant sur les technologies de stockage et valorisation du CO2. C'est ça que ça prend pour les baleines, c'est ça que ça prend pour les autres sujets, y compris les changements climatiques. On a besoin d'avoir une vision qui va être gagnante économiquement, sinon personne d'autre sur la planète qui va suivre, a lancé Éric Hébert.

Des baleines noires de l’Atlantique Nord.

Des baleines noires de l’Atlantique Nord (Eubalaena glacialis).

Photo : Pêches et Océans Canada/Jolinne Surrette

Dans le dossier des baleines noires, le candidat du Bloc québécois, Guy Bernatchez, a entre autres critiqué la députée sortante sur son manque de communication avec l’industrie des pêches et plus spécifiquement les pêcheurs de homard.

Il a accusé le gouvernement de s’être plié aux demandes des Américains. En 2018, la saison de pêche au homard avait été écourtée en raison de la présence de baleines noires au-delà des zones côtières où s’effectue la pêche.

Parmi les mesures avancées pour contrer l’érosion des berges, le candidat du Bloc québécois a proposé qu’un Centre d’études sur les changements climatiques soit installé en Gaspésie. Il faut que le fédéral s’engage à un plus haut niveau, croit M. Betnatchez.

Le candidat du Parti vert, Dennis Drainville, n’a pas été en reste en accusant le Parti libéral de ne pas avoir de politique environnementale alors que l’urgence climatique devrait, croit-il, guider toutes les actions du gouvernement. Le gouvernement libéral ne fait rien avec ça, il dit qu'il va faire des choses avec les changements climatiques et il prend les cibles de Harper.

La question sur le remplacement des énergies fossiles, provenant des étudiants du cégep de Gaspé, où se déroulait le débat, a aussi donné lieu à d’autres prises de position sur l’environnement.

Les infrastructures

La députée sortante a profité du thème des infrastructures pour rappeler les investissements de son gouvernement au Parc national Forillon, dans les petits ports ou en ce qui a trait à l’érosion des berges. On avait du rattrapage à faire, le travail est commencé, mais il faut continuer , a lancé Mme Lebouthillier en soulignant que la circonscription a été longtemps représentée par un député de l’opposition.

Le sujet a été l’occasion d’une autre attaque de la part de Guy Betnatchez qui a rappelé les dépassements de coûts du quai de L’Anse-au-Griffon et le dossier non réglé du quai de Chandler. Maire de Mont-Louis, il a aussi souligné que l’enrochement du quai de Mont-Louis avait été décidé sans réel appui du projet dans la communauté.

La candidate libérale a aussi été l’objet de critiques quant à sa gestion du phare de Cap-des-Rosiers, dont la réparation nécessiterait des travaux de plus de 6 millions de dollars. En 2015, on débattait de ce problème, lui a rappelé Jean-Pierre Pigeon, vous aviez promis de vous en occuper. Depuis les quatre dernières années, vous avez oublié le phare.

Le candidat du Parti vert, Dennis Drainville, a renchéri en expliquant que la communauté de Gaspé avait le droit d’avoir l’assurance que le phare pourrait être restauré.

La candidate du NPD, Lynn Beaulieu, n'a pas pu participer au débat. Il était prévu qu'elle soit aux îles-de-la-Madeleine, mais le voyage a été annulé. Il était alors trop tard pour que le format du débat puisse être modifié.

Six personnes debout qui prennent la pose

De gauche à droite : Jean-Pierre Pigeon, Line Beaulieu, Guy Bernatchez, Éric Hébert, Diane Lebouthillier et Dennis Dranville

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

Ce débat, qui était organisé par Radio Gaspésie, a attiré une quarantaine de personnes. Il s’agissait d’un troisième et dernier débat de la campagne électorale dans la circonscription.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Politique fédérale