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Des candidats s'engagent davantage que leur parti sur le plan de la culture

Geneviève Béland dans le studio de radio de Radio-Canada à Val-d'Or.

La présidente du conseil de la culture de l'Abitibi-Témiscamingue, Geneviève Béland

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Thomas Deshaies

Seulement la moitié des candidats des principaux partis aux élections fédérales de l’Abitibi-Témiscamingue ont accepté de répondre à un questionnaire du Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue (Nouvelle fenêtre).

Un seul candidat provenant de la circonscription d’Abitibi–Baie-James–Nunavik–Eeyou, soit Martin Ferron, y a répondu.

Les candidats participants :

Aline Bégin (Parti vert), Martin Ferron (Parti conservateur), Alain Guimond (Nouveau Parti démocratique), Sébastien Lemire (Bloc québécois) et Mario Provencher (Parti conservateur)

La démarche avait pour but de connaître leurs positions sur les enjeux culturels. Une analyse de leurs réponses permet de constater que les candidats se commettent davantage que leur propre parti.

Ce ne sont pas des enjeux [les enjeux culturels] qui sont abordés de façon générale dans les campagnes électorales, constate la présidente du Conseil de la culture, Geneviève Béland, qui se réjouit toutefois qu’au moins un candidat des circonscriptions du territoire par parti ait répondu à l’appel, à l’exception du Parti libéral du Canada.

Ce qu’on se rend compte, c’est que les réponses des candidats étaient beaucoup plus riches, plus complètes que ce qu’on pouvait trouver dans les plateformes.

La présidente du Conseil de la culture, Geneviève Béland

À noter que le Parti conservateur est la seule formation politique à laquelle les deux candidats ont participé. Paradoxalement, il s’agit pourtant du seul parti qui ne fait pas mention de ses engagements pour la culture dans sa plateforme électorale actuelle.

Tous pour la révision de la Loi sur le droit d’auteur

Tous les candidats ayant répondu au questionnaire se positionnent en faveur d'une révision de la Loi sur le droit d’auteur afin de la rendre plus avantageuse pour les artistes. Mais seul le Bloc québécois en fait explicitement mention dans sa plateforme électorale.

Notre dossier Élections Canada 2019

L’ensemble des répondants au questionnaire sont aussi pour une augmentation ou le maintien du financement du Conseil des arts du Canada et de Patrimoine Canada. Un engagement encourageant, selon Geneviève Béland.

C’est super important, parce que nos organisations culturelles bénéficient énormément de ces programmes, et nos artistes également. Juste en 2017-2018, il y a un million de dollars qui est descendu en Abitibi-Témiscamingue pour soutenir différents projets culturels, souligne-t-elle.

Plusieurs candidats y vont également de leurs propres engagements qui ne se retrouvent pas dans le programme de leur parti. Notamment, Aline Bégin, du Parti vert, qui souhaite la création d’un fonds régional par le Conseil des arts.

Le candidat Martin Ferron, du Parti conservateur, veut quant à lui développer des partenariats entre les milieux culturels des communautés autochtones et de l’Abitibi. Le candidat du Bloc québécois, Sébastien Lemire, souhaite faciliter les démarches administratives pour les artistes.

Aller plus loin que le parti

On sait en tout cas qu’à prime à bord, ils ont une volonté de faire rayonner la culture de l’Abitibi-Témiscamingue, souligne Geneviève Béland.

Elle ne se montre pas préoccupée par le fait que les candidats prennent des engagements qui ne correspondent pas toujours à ceux de leur parti.

J’ai trouvé très intéressant que les candidats soient prêts à se mouiller.

La présidente du Conseil de la culture, Geneviève Béland

Au-delà des positions des partis, cet exercice permet d’entrevoir la manière dont les futurs élus voteront au parlement, selon Mme Béland.

Il n’y a rien dans les réponses [des candidats] qui nous laissent penser que les intérêts de la culture ne seront pas défendus, explique Mme Béland. Après cela, dans le concret, comment ça va se traduire, puis quelle place joueront ces personnes-là dans leur parti, ça, ça nous échappe un peu. Mais personnellement, je vois cela d’un œil positif.

Geneviève Béland espère que les candidats garderont en tête la difficulté pour certains artistes de bénéficier d'un revenu suffisant.

Pour un artiste professionnel, de vivre de son art, ce n’est pas quelque chose de facile, il faut aller diversifier ces sources de revenus, puis notre éloignement rend cela parfois difficile, conclut-elle.

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