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Les collectes d’encombrants peu populaires et mal comprises à Gatineau

Des fauteuils et des matelas empilés sur le bord d'un trottoir.

Les collectes spéciales de déchets encombrants ont connu certains ratés à Gatineau (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Gatinois semblent bouder les collectes des encombrants, en plus de mal comprendre les objets qui sont admissibles. À tel point que la Commission sur le développement du territoire, l’habitation et l’environnement recommande de revenir à quatre collectes spéciales par année.

Seulement 5 % des résidences unifamiliales ont participé à ces collectes en 2018-2019 – dont 1 % qui y ont mis des matières non conformes – selon les chiffres publiés jeudi.

Les immeubles multilogements qui utilisent des bacs recyclent autant (5 %), mais y mettent deux fois plus de matières non conformes (2 %).

Quant aux résidents de multilogements qui ont accès à des conteneurs, ils participent beaucoup plus à la collecte des encombrants (15 %), mais encore là, s’ajoutent 6 % des unités qui se débarrassent de matières non conformes.

Les sofas (22 %), matelas (22 %) ainsi que les meubles et objets de plastique (22 %) constituent près des deux tiers des objets mis à la rue. Cependant, le quart des encombrants ne sont pas acceptés, que ce soit des produits électroniques, du métal ou des meubles en bois.

Les encombrants peuvent aussi être amenés par les citoyens sans frais supplémentaires à l’écocentre du boulevard de la Carrière (centre de transbordement), dans le secteur de Hull. Toutefois, la Ville ne rapporte aucune baisse du nombre de visites les mois où il y a des collectes d’encombrants, exception faite d’octobre 2018.

Plus de collectes, mais moins d’encombrants que prévu

Après avoir doublé cette année le nombre de collectes d'encombrants, la Commission conclut que les quatre collectes spéciales ajoutées n’ont pas généré un tonnage supplémentaire comme initialement prévu. De plus, le fait qu’apporter ses encombrants au centre de transbordement est gratuit a fait baisser la quantité d’items collectés à la rue, précise-t-on.

À la lumière de ces constats, la Commission recommande de revenir à quatre collectes pour les encombrants et les résidus de construction en 2020. Le conseil municipal doit se pencher sur cette question.

Je pense qu'ultimement, la décision de quatre collectes va s'imposer. Mais je pense qu'on devrait donner le temps aux citoyens de changer leurs habitudes.

Maude Marquis-Bissonnette, présidente de la Commission sur le développement du territoire, l’habitation et l’environnement

De son côté, la conseillère et présidente de la Commission, Maude Marquis-Bissonnette, s’est opposée à la proposition. On a changé beaucoup d'habitudes et je souhaitais qu'on laisse la situation comme elle est actuellement avec les encombrants, soit huit collectes par année, explique-t-elle.

Couches lavables et chauffage au mazout

Par ailleurs, la Commission souhaite rendre les couches lavables plus accessibles pour les familles. Elle suggère d’offrir un ensemble de 15 à 20 couches en coton, d’une valeur de 500 $. En 2020, on estime que plus de 125 familles pourraient bénéficier de ce service et une quarantaine de plus les années suivantes.

Deux couches en tissu sur une table.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La Ville de Gatineau avait lancé en 2012 un projet-pilote pour rembourser une partie des couches lavables à 300 familles (archives).

Photo : Radio-Canada

La Commission souhaite également inciter les propriétaires à éliminer le chauffage au mazout pour une méthode moins polluante, comme l’électricité. Elle suggère d’offrir 5000 $, équivalant au coût moyen d’une fournaise. Près d’une quinzaine de bâtiments pourraient se prévaloir de ce programme la première année et cinq autres les années suivantes.

Ces deux mesures, si elles sont adoptées par le conseil municipal, se partageraient en parts égales un montant de 150 000 $ la première année et de 50 000 $ ensuite annuellement.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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