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Protéger nos hivers : ces sportifs voteront avec le climat à coeur lors de l'élection

La planchiste Marie-France Roy en plein vol au dessus d'une pente couverte de neige vierge.

La planchiste Marie-France Roy est vice-présidente de POW Canada.

Photo : The Little Things / Darcy Turenne

Mugoli Samba

Skieurs, planchistes, motoneigistes : les adeptes de sports d’hiver et de plein air auront aussi leur mot à dire lors de l’élection fédérale du 21 octobre. L’organisme Protect Our Winters (POW) Canada leur demande de ne pas oublier le climat quand ils seront dans l'isoloir.

Je crois qu’en tant que sportifs et adeptes de plein air, on a tous une voix, explique Marie-France Roy, vice-présidente de POW Canada.

La planchiste britanno-colombienne, originaire du Québec de renommée internationale était d’abord membre de la division américaine de l'organisme avant la fondation d'un groupe canadien l'an dernier.

Plan moyen de Marie-France Roy tendant la main alors qu'un oiseau y mange des graines et que trois autres volent autour d'elle en attendant leur tour pour se poser. En arrière-plan, des arbres et de la neige.

Marie-France Roy croit qu'il est dans l'intérêt des amateurs de plein air et de sports d'hiver de lutter contre le réchauffement climatique.

Photo : The Little Things / Darcy Turenne

On a une voix importante parce qu’on est connectés avec la nature, on est des gens qui comprennent la beauté d’être dehors [que] c’est important d’avoir des ressources comme l’eau et une qualité d’air. Je pense que c’est notre intérêt de défendre ça.

L’organisme et ses membres font, entre autres, pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il s’engage à lutter contre la crise climatique et qu'il respecte ses obligations face à l'Accord de Paris sur les changements climatiques.

Climat à risque, industrie aussi

En 2018, la division américaine de POW a publié un rapport déclarant que les planchistes, skieurs et motoneigistes avaient ajouté environ 20,3 milliards de dollars à l’économie américaine en 2015 et 2016.

Plan large de Marie-France Roy dévalant une côte enneigée parsemée de conifères en planche à neige.

Marie-France Roy en pleine action

Photo : The Little Things / Darcy Turenne

Les années à faibles précipitations de neige ont un impact négatif sur l’économie, peut-on lire dans le rapport de POW.

De 2001 à 2006, les chutes de neige ont été faibles et la valeur ajoutée par ces sportifs à l’économie américaine a diminué de 1 milliard de dollars. Ceci avait également coûté 17 400 emplois à l’industrie, comparativement à une saison moyenne.

Protect Our Winters Canada songe à mener une étude similaire.

Je pense qu’il y a souvent une séparation entre l’économie et l’environnement.

Marie-France Roy, planchiste, vice-présidente, POW Canada

Il faut qu’on réalise en tant que population, un peu partout au Canada et au monde [que l'économie et l'environnement] sont directement reliés et que défendre l’économie c’est de défendre l’environnement, insiste la vice-présidente.

Des athlètes pour la cause

Pour Greg Hill, skieur canadien professionnel de renommée internationale, la lutte contre les changements climatiques est une mission qu’il entreprend fièrement aux côtés de l'organisme.

Greg Hill lors de son entrevue

Greg Hill athlète et membre de POW

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

L’objectif de POW Canada est d’avoir assez de membres pour que notre voix soit plus grosse, explique-t-il, pour qu'ils puissent ensuite faire pression sur les politiciens, parce que comme ça, on va avoir des changements.

Le skieur est l’un d’une quarantaine d’athlètes professionnels canadiens qui se sont joints au mouvement.

Greg Hill marche aux côtés de manifestants

Greg Hill prend part à la marche pour le climat, tenue à Vancouver le 27 septembre dernier.

Photo : Radio-Canada

Je pense qu’un athlète qui est assez [connu] doit parler de sujets qui [lui] sont importants, dit-il.

Je pense que c’est vraiment important si tu as une voix [de] l’utiliser pour améliorer le monde.

Greg Hill, skieur professionnel

Malgré le fait que Protect Our Winters soit, à l'origine, un organisme américain visant à protéger les hivers, le mouvement compte aujourd'hui plus de 130 000 supporteurs à travers le monde. Greg Hill ajoute que le mouvement en question s'est élargi pour couvrir beaucoup plus que les hivers.

C’est pour toutes les saisons. C’est pour la nature. C’est Protect Our Winters, mais c’est pour protéger notre monde.

Colombie-Britannique et Yukon

Environnement