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Les records de froid frappent durement les sans-abri dans le Grand Vancouver

Un homme est allongé sur le trottoir, sur un morceau de carton le long d'un mur.

Si la situation pour les sans-abri du centre-ville de Vancouver, en particulier du parc Oppenheimer, était « déjà terrible, maintenant, elle est pire », dit Jeremy Hunka.

Photo : Unsplash / Jon Tyson

Geneviève Lasalle

Réchauffé par une chandelle, un sac de couchage et la chaleur du corps d’un ami, un sans-abri du parc Oppenheimer craint d’attraper une grippe ou pire, une pneumonie. Les températures records enregistrées dans la région du Grand Vancouver depuis mercredi rendent la vie difficile pour les gens qui, comme lui, n’ont ni électricité ni toit.

Les gens veulent vraiment se garder au chaud, dit Jeremy Hunka, porte-parole de l'Union Gospel Mission, un organisme d'aide aux démunis dont l'unité mobile offre des couvertures, des vêtements et des repas aux sans-abri du centre-ville de Vancouver.

Mercredi matin, les températures ont battu un record de froid datant de près de 60 ans avec un maigre 1,8 degré enregistré à 8 h à l'aéroport de Vancouver.

Ce froid entraîne les (sans-abri) encore plus dans la misère, dit Jeremy Hunka avec émotion.

Un homme barbu assis dans la rue, une main sur le front.

Environ le quart des personnes qui ont visité l'unité mobile de son organisme ont demandé des sacs de couchage et des vêtements chauds mercredi, dit Jeremy Hunka.

Photo : Unsplash / Jonathan Rados

Ils luttent déjà contre la maladie, l'épuisement mental, les traumatismes ou le chagrin qu'ils traversent, et tout à coup, le froid frappe. C’est horrible.

Jeremy Hunka, porte-parole de l’Union Gospel Mission

M. Hunka dit que l'espérance de vie moyenne d'une personne sans-abri est inférieure de moitié à celle des personnes qui ont un toit et que cela tient en partie à leur vulnérabilité à la maladie pendant les périodes de froid.

Un froid inhabituel

Les jours sans nuages sont en partie responsables de cette vague de froid, explique le météorologue Armel Castellan. Quand on n’a pas ce petit manteau nuageux, c’est plus facile de perdre des degrés Celsius, dit-il.

Une feuille d'érable givrée par le temps froid.

Vancouver n'a pas connu de températures frôlant le point de congélation depuis 1967, dit le météorologue Armel Castillan.

Photo : Radio-Canada / David Horemans

Plutôt que de ressentir les 7 degrés de moyenne en cette période d’octobre, la région métropolitaine de Vancouver frôle le zéro. Un phénomène remarquable et excessivement rare, ajoute-t-il.

Les températures normales de saison devraient revenir pour la seconde moitié du mois d’octobre, dit M. Castellan.

« Cette année, les prévisions pour l'hiver ne sont pas aussi prévisibles que les années précédentes, car il n'y a pas de cycles majeurs comme El Nino (...) Donc, tout est possible », explique le météorologue d'Environnement et Changement climatique Canada

Avec des informations de The Early Edition et Phare Ouest

Colombie-Britannique et Yukon

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