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Le fonds Carole D. Fréchette, un ange gardien de l’éducation

Reconnaître un être cher, faire sa part pour la communauté, faloriser la philanthropie dans la communauté franco-albertaine… Les créateurs de fonds de dotation ont chacun leurs bonnes raisons de s'engager pour le bien-être de leur communauté.

David Fréchette à droite et un portrait de son épouse à gauche.

David Fréchette a fondé le fonds Carole D. Fréchette à la mémoire de son épouse, pour soutenir les aides-élèves, le métier auquel elle s’était vouée.

Photo : Courtoisie

Radio-Canada

Ce fonds de dotation, ils l’avaient imaginé à deux. Rapidement. « La dernière semaine avant que Carole ne rende l’âme », raconte David Fréchette, qui a réalisé une des dernières volontés de son épouse en créant un fonds de dotation.

Pourtant, « elle a hésité un peu » quand David lui a proposé de créer un fonds de dotation en son nom, pour soutenir les aides-élèves, le métier auquel elle s’était vouée.

C’était une grande philanthrope, mais elle aimait donner constamment, toujours dans l’anonymat.

David Fréchette, créateur du fonds de dotation Carole D. Fréchette.

Il lui a alors suggéré d’élargir les bourses aux étudiantes monoparentales qui étudient en médecine ou en éducation, « les deux passions de Carole ».

À ce moment, elle m’a fait un sourire et elle m'a dit oui, confie David, qui s'attellera à mettre sur pied le fonds Carole D. Fréchette. Le D, c’est pour Denise, précise-t-il, c’est le nom de sa maman à qui elle tenait beaucoup.

Dans le cadre de la série Philanthropie, quand tu nous tiens… Radio-Canada s’est entretenue avec des créateurs de fonds de dotation de la Fondation franco-albertaine qui ont accepté de nous raconter ce qui les a poussés à se lancer dans cette aventure. À lire aussi dans cette série :

Se retrousser les manches

En 2017, David transfère 20 000 $ de son argent personnel pour ouvrir le fonds de dotation.

En réalité, c’était l’argent de Carole que j’ai investi en son nom, souligne-t-il.

À coup de soupers spaghettis et de campagnes de financement organisées par l’intermédiaire de la Fondation franco-albertaine, il réussit à doubler sa mise de départ en moins de deux ans.

Je suis tout seul, avoue David, mais je connais beaucoup de gens dans la francophonie. Et les Franco-Albertains, qu’ils soient de souche ou qu’ils soient venus d’ailleurs, c’est des gens très généreux, des gens de coeur, décrit-il.

Il compte sur le Francothon pour amasser les quelque 9500 $ qui lui manquent pour que le fonds Carole D. Fréchette arrive à maturité.

Avec les recettes du fonds, je veux bonifier ce que le conseil scolaire remet chaque année à deux aides-élèves qui reçoivent un prix. [Par la suite] on va étendre à la bourse à une maman célibataire, prévoit-il.

Reconnaître un être cher

David a grand espoir de voir les premières bourses Carole D. Fréchette remises au printemps prochain.

Il n’y a pas un plus bel hommage que je peux faire à ma chère Carole que de remettre à chaque année à quelqu’un qui est dans le besoin.

David Fréchette, créateur du fonds Carole D. Fréchette.
Une photo de David Fréchette sur un sentier dans les montagnes.

David Fréchette, créateur du fonds de dotation Carole D. Fréchette.

Photo : Gracieuseté

En attendant, il continue, avec l’aide de la Fondation franco-albertaine, de faire la promotion de son fonds auprès de donateurs potentiels.

Animé par le désir de rendre hommage à sa défunte épouse, David il veut faire sa part dans la communauté avec ce fonds de dotation. Il raconte qu’une de ses filles a bénéficié d’une bourse de la Fondation Fernando-Girard quand elle était étudiante et mère célibataire, une aide dont il se dit encore reconnaissant.

Dans notre milieu francophone, on n’est pas nombreux. Dieu sait qu’on a besoin de toute l’aide possible surtout pour aider le leadership dans nos communautés et s’assurer un avenir en français. C’est donc très important que la philanthropie puisse appuyer nos leaders de demain, dans leurs études ou dans leurs démarches communautaires, termine-t-il.

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Alberta

Francophonie