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Apple retire une application utilisée pour géolocaliser la police à Hong Kong

Une manifestante honkongaise tient un iPhone qui affiche l'application HKmap.live.

L'application HKmap.live, utilisée par les manifestants et manifestantes à Hong Kong pour suivre les déplacements de la police

Photo : afp via getty images / PHILIP FONG

Radio-Canada

Apple a retiré mercredi de l’App Store une application utilisée par les manifestants et manifestantes à Hong Kong pour suivre les déplacements de la police, affirmant qu'elle ne respectait pas ses règles d'utilisation.

Plus tôt en octobre, l’entreprise avait refusé d’ajouter à sa boutique en ligne l’application en question, HKmap.live, avant de revenir sur sa décision. Elle a réajusté le tir mercredi après avoir subi des pressions du gouvernement chinois.

Dans un communiqué, Apple explique que nombre de clientes et clients inquiets à Hong Kong l'ont contactée à propos de HKmap.live. L’entreprise affirme avoir immédiatement commencé à enquêter sur son utilisation. Elle a découvert que l’application avait été utilisée de manière à mettre en danger les forces de l'ordre et la population de Hong Kong.

Nous avons vérifié auprès du Bureau de la cybercriminalité et la technologie de Hong Kong que l'application avait été utilisée pour cibler et tendre des embuscades à la police et menacer la sécurité publique, et que des criminels l'avaient utilisée pour nuire aux résidents dans des zones où ils savaient que la loi n'était pas respectée, précise le communiqué d'Apple.

Les développeurs de HKmap.live ont réfuté ces accusations sur leur compte Twitter, affirmant qu’il n'y avait aucune preuve pour les appuyer. L’application demeure d’ailleurs toujours offerte sur Android.

Les entreprises étrangères sous pression

Apple marche sur des œufs avec la Chine, qui représente un sixième de son chiffre d'affaires et son troisième marché après les États-Unis et l'Europe.

Ce n’est pas le seul geste qu’a récemment posé l’entreprise en raison de pressions du gouvernement chinois. On apprenait cette semaine que l’emoji du drapeau taïwanais avait disparu du clavier d’iOS à Hong Kong, à Macao et en Chine.

D'autres entreprises occidentales ont essuyé les foudres de la Chine sur des questions sensibles comme Hong Kong ou Taïwan.

La National Basketball Association (NBA) en a fait cette semaine l'amère expérience quand la télévision publique a annulé la diffusion de matchs à la suite d'un tweet du directeur général des Rockets de Houston, Daryl Morey, qui exprimait un soutien aux manifestantes et manifestants hongkongais. Des commanditaires chinois ont également coupé leurs liens avec la NBA.

De son côté, le bijoutier américain Tiffany a retiré une publicité qui montrait une femme se cachant un œil, en raison de critiques de Chinois et Chinoises qui y voyaient un hommage à une femme grièvement blessée au visage en août lors d'une manifestation.

Hong Kong est depuis quatre mois le théâtre d'une crise politique sans précédent depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. La mobilisation dégénère souvent en affrontements de plus en plus violents entre radicaux et forces de l'ordre.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et The Verge

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