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« On n’a pas de représentation à Fredericton », lance la SANB

Robert Melanson donne une conférence de presse dans l'hôtel de ville de Moncton.

Les deux communautés linguistiques de la province sont égales, rappelle le président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, Robert Melanson.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La communauté acadienne est plongée dans un vide politique à Fredericton, soutient la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB).

Le président de l’organisme, Robert Melanson, dresse un bilan négatif de la première année du gouvernement de Blaine Higgs.

On n’a personne dans les instances politiques qui nous défend. Le premier ministre qui est [censé] défendre les droits linguistiques et voir à l’épanouissement du peuple acadien ne peut pas remplir ces fonctions. Donc, ça devient une impasse constitutionnelle. C’est très problématique. On n’a pas de représentation à Fredericton, a lancé Robert Melanson lors d’une conférence de presse à Moncton, jeudi matin.

Robert Melanson estime que la question des exigences linguistiques chez Ambulance Nouveau-Brunswick est une fausse crise.

La pénurie d’infirmières dans la province est en partie causée par un examen jugé défavorable aux francophones, souligne-t-il.

Il dénonce aussi la nomination récente par le premier ministre du Canada d’une lieutenante-gouverneure au Nouveau-Brunswick qui ne parle pas français.

Robert Melanson condamne particulièrement la décision du gouvernement Higgs, vendredi dernier, de rejeter en partie le rapport du commissaire aux langues officielles.

Dans son rapport 2018-2019, le commissaire Michel Carrier recommande notamment la création d’un secrétariat aux langues officielles. Cet organisme provincial veillerait à la mise en œuvre de la loi. Mais le premier ministre Blaine Higgs a aussitôt rejeté cette recommandation.

L’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick avait menacé de retirer son appui à son gouvernement minoritaire s’il mettait en œuvre les recommandations du rapport Carrier. Cela aurait pu entraîner la chute du gouvernement lors d’un vote de confiance. Robert Melanson dit que le gouvernement Higgs a les mains liées par ce parti lorsqu’il est question du commissaire aux langues officielles.

La SANB réclame plus de pouvoirs pour le commissaire afin d’éviter que ses rapports finissent aux oubliettes.

Pourtant, lorsqu’il y a le dépôt [du rapport] de la vérificatrice générale, on met des recommandations en place. On tient compte de l’expertise de la vérificatrice générale. Maintenant, pourquoi on rejette l’expertise du commissaire aux langues officielles? Ça démontre aussi que le commissaire aux langues officielles manque de moyens, affirme Robert Melanson.

La SANB présente les demandes suivantes pour améliorer la situation :

  • création d’un comité parlementaire non partisan pour dépolitiser la question du bilinguisme officiel;
  • ajouter à la Loi sur les langues officielles du Canada la spécificité linguistique du Nouveau-Brunswick;
  • établir une culture de tolérance zéro à l'égard des discours visant à restreindre les droits constitutionnels des minorités linguistiques;
  • plus d'action des députés afin qu'il représentent mieux les Acadiens.

Avec des renseignements de Marielle Guimond

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale