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Le ministre de l'Éducation sur la défensive après le meurtre d'un élève

Stephen Lecce en conférence de presse.

Le ministre ontarien de l'Éducation, Stephen Lecce.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, refuse de dire si du personnel scolaire sera sanctionné à la suite de la mort d'un élève de Hamilton, victime d'intimidation selon sa mère, qui a été poignardé à l'extérieur de son école.

Deux jeunes hommes de 14 et 18 ans sont accusés de meurtre prémédité.

La victime, Devan Bracci-Selvey, avait 14 ans. Il a été attaqué mortellement, lundi, à la sortie de son école secondaire, Sir Winston Churchill.

Devan Bracci-Selvey portant une casquette, une chemise bleue et une cravate.

Devan Bracci-Selvey a été poignardé à mort près de son école secondaire, lundi à Hamilton.

Photo : Fournie par la famille Selvey

Selon sa mère Shari-Ann, Devan a commencé à être victime d'intimidation dès le deuxième jour d'école. Ils n'ont cessé de le harceler depuis [...] il a manqué beaucoup de cours, il m'appelait, j'allais le chercher et parfois il refusait d'y aller, a-t-elle raconté.

La mère a ajouté que la direction d'école était au courant de la situation, mais que « personne n'est tenu responsable ».

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, admet « qu'on doit faire plus pour former nos leaders dans les écoles ».

Toutefois, il refuse d'« émettre un jugement » ou de discuter de sanctions possibles avant la fin de l'enquête policière.

Manny Figueiredo, le directeur de l'éducation du Conseil scolaire public Hamilton-Wentworth, auquel appartient l'école Sir Winston Churchill, confirme que la mère de Devan avait parlé à l'établissement des problèmes de son fils. M. Figueiredo dit que le Conseil collabore avec la police, en plus de mener une investigation interne.

Le ministre Lecce a aussi esquivé, jeudi, les questions quant au sort des gestionnaires de l'École St. Michael's de Toronto, dont trois anciens élèves ont plaidé coupables la semaine dernière à une accusation d'agression sexuelle armée sur d'autres élèves lors de séances d'initiation sur le campus.

Le directeur de l'institution à l'époque, Greg Reeves, avait démissionné l'an dernier; il avait admis qu'il n'avait pas appelé la police immédiatement après avoir été mis au courant des allégations.

De l'argent pour la santé mentale

Le ministre Lecce a profité de la Journée mondiale de la santé mentale, jeudi, pour annoncer du financement supplémentaire en matière de santé mentale chez les jeunes.

Parmi les investissements annoncés :

  • 25 millions de dollars pour garder en poste de façon permanente 180 travailleurs sociaux, psychologues et psychothérapeutes dans les écoles secondaires
  • 6,5 millions de dollars pour le conseil scolaire public Hamilton-Wentworth auquel appartient l'école Sir Winston Churchill que fréquentait l'adolescent poignardé à mort cette semaine
  • 245 000 $ pour mieux former les directions d'école en matière de cyberintimidation

M. Lecce dit qu'il a l'intention de communiquer avec la famille Bracci-Selvey au cours des prochains jours.

Ni l'Ordre des enseignants de l'Ontario ni les conseils scolaires Viamonde et MonAvenir n'ont voulu commenter la mort du jeune Devan.

Toronto

Éducation