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L'obésité coûte cher, mais la prévenir est rentable, selon l’OCDE

Un homme triste observe son ventre.

L'obésité est responsable de nombreuses maladies et réduit l'espérance de vie, selon un rapport de l'OCDE.

Photo : getty images/istockphoto / bowie15

Agence France-Presse

L'obésité, qui est responsable de cas de diabète, de maladies cardiovasculaires et de cancers, réduit l'espérance de vie et coûte cher, mais investir dans sa prévention est rentable, soutient un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publié jeudi portant sur 52 pays.

La prévention de l'obésité est payante : chaque dollar dépensé génère jusqu'à six dollars de rendement de l'investissement, selon les analyses de l'OCDE.

Le surpoids est responsable en moyenne de 70 % de tous les coûts de traitements du diabète, de 23 % de ceux des maladies cardiovasculaires et de 9 % de ceux des cancers dans les 36 pays membres de l'OCDE. L'OCDE fait également des projections sur les trois décennies à venir : elle estime que le traitement des maladies liées au surpoids coûtera au total 425 milliards de dollars par an aux 52 pays analysés.

D'ici 2050, 92 millions de décès prématurés dus à des maladies liées à l'obésité devraient survenir dans les pays de l'OCDE, du G20 et de l'Union européenne des 28, selon ce rapport.

La réduction de l'espérance de vie liée au surpoids dans les trois décennies à venir (2020-2050) aura le plus d'impact (4,2 années perdues) au Mexique, talonné par la Russie et la Pologne (3,9 années), suivis des États-Unis (3,7 années). La France (2,3 années de perdues) se situe au-dessous de la moyenne de près de trois ans projetée pour l'Union européenne (UE) (2,9)  et l'OCDE (2,7).

Plus de la moitié de la population de 34 pays parmi les 36 membres de l'OCDE est en surpoids et pratiquement une personne sur quatre est obèse.

Les taux moyens d'obésité des adultes dans les pays de l'OCDE sont passés de 21 % en 2010 à 24 % en 2016, de sorte que 50 millions de personnes supplémentaires sont maintenant obèses. En 2016, l'obésité adulte était de 27,8 % au Royaume-Uni, de 23,8 % en Espagne, de 24,9 % en Grèce, et en dessous de la moyenne de l'UE en Belgique (21,1 %) et en France (21,6 %).

Des pays comme les États-Unis consacrent 14 % de leur budget santé à l'obésité, au surpoids et aux maladies associées, l'Allemagne 11 % et la France environ 5 %.

Ce qui équivaut pour les États-Unis, l'Allemagne et les Pays-Bas respectivement à 645 $, 411 $ et 352 $ par habitant et par an, en tenant compte des disparités de pouvoir d'achat. Cette projection de dépense est évaluée à 148 $ pour la France. La moyenne pour les pays de l'OCDE s'établissant à 209 $ et à 195 $ pour l'UE des 28.

L'OCDE, qui appelle à agir plus efficacement pour enrayer l'épidémie d'obésité et de surpoids, avance plusieurs moyens d'y parvenir : une réduction de 20 % des calories contenues dans les aliments riches en sucre, en sel, en calories et en graisses saturées pourrait permettre d'éviter, d'ici 2050, 1,1 million de cas de maladies chroniques par an, selon une analyse incluant 42 pays.

Cette mesure leur permettrait d'économiser 13,2 milliards de dollars par an en réduisant les dépenses de santé, et une augmentation annuelle du PIB de 0,5 %.

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