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Des détaillants de cannabis dénoncent la difficulté d'avoir accès aux services bancaires

Thomas Clarke en entrevue dans son commerce.

Thomas Clarke, le propriétaire du magasin THC Distribution, affirme que plusieurs banques lui ont dit qu’elles n’acceptent pas les détaillants de cannabis comme clients.

Photo : CBC / Eddy Kennedy

Radio-Canada

Des propriétaires de magasins de cannabis à Terre-Neuve-et-Labrador disent se heurter à des difficultés en matière de services bancaires.

Depuis mercredi, l’entreprise THC Distribution, à Portugal Cove-St. Philip’s, demande à ses clients de payer au comptant.

Le propriétaire, Thomas Clarke, affirme que la Banque Royale du Canada a récemment décidé de fermer son compte, parce qu'elle juge que son entreprise présente un niveau de risque élevé.

M. Clarke essaie de se trouver une autre banque depuis plusieurs semaines. Plusieurs institutions financières, dit-il, ont indiqué qu’elles n’acceptent pas des exploitants de magasins de cannabis comme clients.

Le commerçant estime que de 60 % à 70 % de ses clients payaient par carte avant que la Banque Royale du Canada ne ferme son compte.

Dans une déclaration écrite, la Banque Royale du Canada explique qu’elle ne veut pas commenter les relations avec les clients.

Mais elle affirme que toute décision d’ouvrir ou de fermer un compte se fonde sur plusieurs critères, y compris la nature de l’entreprise, sa situation financière, la solvabilité, sa capacité à se conformer aux exigences légales et réglementaires, ainsi qu'à d'autres facteurs pertinents.

Risques de vol

Selon l’avocate Trina Fraser, qui travaille souvent avec des entreprises de cannabis, certaines banques plus petites font preuve d'une plus grande ouverture depuis la légalisation de ces produits au Canada.

Mais ces banques n’ont aucune succursale à Terre-Neuve-et-Labrador.

Les entreprises qui doivent gérer beaucoup d’argent comptant risquent de subir des vols, souligne l'avocate.

Elle estime également que les banques devraient préciser leurs raisons pour refuser les entreprises de cannabis en tant que clients.

Je ne sais pas pourquoi les banques n’ont pas été plus transparentes.

Trina Fraser, avocate

Difficultés au Labrador

Les problèmes bancaires de Thomas Clarke ne sont pas uniques. Au Labrador, l’entreprise High End a aussi eu de la difficulté à avoir accès à des services bancaires.

Brenda et Trevor Tobin, copropriétaires du magasin établi à Labrador City, affirment que plusieurs banques les ont refusés à titre de clients avant leur acceptation par la Newfoundland and Labrador Credit Union.

Même après avoir ouvert ce compte, pendant des mois, High North n’acceptait que de l’argent comptant. Le magasin ne pouvait pas trouver un fournisseur de terminal de cartes de crédit et de débit qui voulait travailler avec un détaillant de cannabis.

Thomas Clarke dit qu’il a déjà demandé d'ouvrir un compte auprès de la Newfoundland and Labrador Credit Union. La coopérative lui a répondu que pour le moment, elle n'accepte pas d’autres clients qui exploitent des entreprises de cannabis.

Avec les renseignements de Katie Breen, CBC

Terre-Neuve-et-Labrador

Cannabis