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Un refuge écologique construit au parc national du Mont-Mégantic

Un conteneur rouillé au sommet du mont Mégantic.

C'est ce conteneur qui sera transformé en chalet.

Photo : Marilene Blain-Sabourin, Architecte

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un nouveau refuge sera construit à partir d'un conteneur de métal au sommet du mont Saint-Joseph, dans le parc national du Mont-Mégantic

L'oeuvre est de Marilène Blain-Sabourin, une architecte de Notre-Dame-des-Bois. C'est un beau terrain de jeu pour un architecte de mettre en scène autant le territoire qui était disponible, mais aussi le bâtiment via la nature. Il faut se rendre sur le lieu, analyser et contempler ce qu'il y a, ressentir les émotions que la nature provoque, la lumière. Ensuite, c'est de penser le bâtiment pour qu'il soit mis en scène sur place, explique-t-elle.

C'est la première fois que la Sépaq se lance dans un tel projet. C'est un projet prototype. On essaye de voir comment on peut faire la récupération de conteneurs, comment on peut réutiliser les matériaux déjà existants, les structures déjà existantes pour en faire des lieux de construction qui sont en flanc de montagne, en lieux reculés dans les parcs nationaux. On essaye de développer de nouvelles techniques de construction qui pourront servir dans les parcs nationaux, soutient l'architecte.

Plusieurs étapes ont dû être traversées pour monter le conteneur au sommet de la montagne. Il a d'abord été mis sur une remorque, avant d'être hissé avec une grue, puis monté sur un traîneau avec des billots de bois. On a travaillé avec des ingénieurs en structure pour s'assurer de la sécurité du bâtiment à cet endroit, ajoute Marilène Blain-Sabourin.

Petit espace grands besoins

L'espace restreint du conteneur (2,4 X 6 mètres) a donné du fil à retordre à l'architecte. Ça a été le défi le plus grand de répondre à la programmation du parc : un refuge pour deux personnes qui peut être loué la nuit, mais qui peut accueillir de 8 à 12 personnes le jour pour des randonneurs qui veulent venir se réchauffer durant l'hiver ou manger. Il fallait le rendre utilisable, fonctionnel et élégant en même temps.

L'extérieur est en bois noir pour rappeler le côté naturel de la forêt. À l'intérieur, on a travaillé en contraste. C'est du bois beaucoup plus pâle. C'est rustique pour garder l'effet refuge de montagne, explique-t-elle.

Ce type d'architecture, que l'on appelle paysagère contemplative, est certainement celui qui allume le plus Mme Blain-Sabourin. Pour moi, c'est un prétexte pour travailler en collaboration avec différents intervenants, avec ceux qui utilisent le bâtiment, les usagers.

Les randonneurs pourront utiliser le refuge à compter du début novembre.

Une maquette d'un chalet au sommet d'une montagne.

La maquette du chalet fait à partir d'un conteneur.

Photo : Marilene Blain-Sabourin, Architecte

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