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L’immobilier commercial bouillonne dans l’est de Montréal

Le reportage de Maxime Bertrand

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Longtemps un quartier mal aimé, l'est de Montréal est en train de prendre son essor. Le mouvement s'accentue avec l'arrivée de grandes enseignes, qui sont de plus en plus nombreuses à miser sur ce secteur de la métropole.

L'agence de publicité lg2 quittera ses bureaux du boulevard Saint-Laurent dans un an pour élire domicile au Technopôle Angus.

L'agence, qui a notamment conçu les campagnes des producteurs de lait, est en pleine croissance et a besoin d'espace.

Pourquoi avoir jeté son dévolu sur l'est de Montréal?

On ne voulait pas avoir un site, on voulait avoir un fit et on l'a trouvé dans l'est. Et spécifiquement chez Angus, parce que c'était une place où, à notre façon, on pouvait faire une différence, on pouvait revitaliser un quartier, raconte Claude Auchu, associé, chef de la direction et président du conseil de Groupe lg2.

L'agence lg2, le transporteur XTL et le géant français d'articles de sport Décathlon sont quelques exemples de sociétés qui ont décidé de miser sur ce secteur de Montréal.

Le résultat pour l'est est indéniable, croit la Chambre de commerce locale qui vient de dévoiler ses grandes priorités.

On a adopté l'expression à la Chambre de commerce de l'est ''ça se passe dans l'est'', parce qu'on sent effectivement qu'il y a un buzz, explique Christine Fréchette, présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de l'Est de Montréal.

Selon le promoteur du Technopôle, qui a attiré lg2, ce n'est que le début.

C'est pas un fruit du hasard, c'est pas parce que tout d'un coup ils se sont levés un matin pis ils se sont dit on va dans l'est. Je pense qu'il y a 15, 20 ans d'efforts à redonner une nouvelle image à l'est de Montréal, à enlever l'image traditionnelle de la pétrochimie, pis de l'industrie lourde.

Christian Yaccarini, président et chef de la direction, Société de développement Angus

Toutefois, d'autres raisons économiques motivent les entreprises et les organisations à s'établir dans l'est de la ville. Par exemple, les coûts de location dans le secteur industriel sont en moyenne 9 % moins chers que ceux du centre-ville ou de l'ouest de Montréal. De plus, on peut se porter acquéreur de terrains à des prix souvent plus avantageux.

Montréal, Laval, quand on regarde le prix demandé au pied carré au niveau des ventes, on dépasse le cap du 100 $ le pied carré. Dans l'Est, on est dans les 80 $, explique Avi Krispine, vice-président exécutif et directeur général à CBRE–Québec.

Selon cette firme de courtage, l'est n'est pas le seul secteur en croissance.

Ce qui le distingue des autres est le fait que pendant une quinzaine d'années, c'était le calme plat, précise M. Krispine.

Maintenant, les grues sont visibles.

Le prix de vente, donc le coût au pied carré, a augmenté de presque 50 %. On parle de l'est. Dans le temps, l'est, c'était le dernier recours. On est à la période charnière où on peut vraiment concrétiser ce petit buzz-là dont vous parlez en effets durables.

Avi Krispine, vice-président exécutif et directeur général CBRE–Québec

Pour continuer à prendre son essor, l'est de Montréal devra impérativement se doter d'un réseau de transport plus adéquat et, surtout, décontaminer d'importantes superficies encore inexploitées pour les rendre attrayantes pour les promoteurs.

Avec les informations de Maxime Bertrand

Immobilier

Économie