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Maxime Bernier laisserait les provinces s’attaquer aux changements climatiques

Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, en entrevue avec Céline Galipeau

Photo : Radio-Canada

Daniel Blanchette Pelletier

Un gouvernement du Parti populaire dirigé par Maxime Bernier ne ferait rien pour lutter contre le réchauffement climatique. Il laisserait plutôt le soin aux provinces qui le désirent de s’en occuper.

L'environnement est une compétence partagée. Je laisse les provinces s’occuper des changements climatiques, a-t-il confié en entrevue avec Céline Galipeau, au Téléjournal.

Celui qui ne croit pas à l’urgence climatique se retirerait de l’Accord de Paris et éliminerait la taxe carbone. Tous les autres chefs de partis disent qu’ils vont être capables d’atteindre les cibles de l’Accord de Paris. Et c’est complètement faux, a-t-il enchaîné, taxant ses adversaires d’hypocrites.

Le chef du Parti populaire compte plutôt se concentrer sur des actions concrètes pour l’environnement.

Maxime Bernier faisait ainsi référence à la seule mesure environnementale de sa plateforme électorale, celle de resserrer la réglementation de la protection des eaux.

Interrogé à savoir s’il s’agissait vraiment de l’action à privilégier dans le contexte actuel, il a répondu que rien n’était fait en ce moment pour empêcher les rejets provenant des égouts dans les grands cours d'eau du pays.

Il faut faire des choses concrètes pour l'environnement, a-t-il insisté. C’est ce qui préoccupe les gens.

Le chef du Parti populaire a toutefois reconnu que le climat change.

Et il va toujours changer. Il y a 12 000 ans, on était sous la glace, a-t-il tenu à rappeler. Oui, il y a un réchauffement climatique, mais il n’y a pas de panique à avoir.

La raison principale du changement climatique n’est pas l’activité de l’homme sur la Terre.

Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada

Maxime Bernier a d’ailleurs cité à ce sujet Patrick Moore, un scientifique dont le discours est abondamment repris par les climatosceptiques et par le président américain Donald Trump. Patrick Moore agit toutefois aussi à titre de lobbyiste pour les industries minière et forestière.

L'aspirant premier ministre a aussi nié les conclusions de 97 % des chercheurs qui soutiennent la thèse du réchauffement anthropique.

L’important en science, ce n’est pas le consensus. C’est la raison. Ce sont les faits, a laissé tomber celui qui prône plus d’études sur l’impact du soleil et des océans sur le réchauffement climatique que celles sur les émissions de CO2.

Notre dossier Élections Canada 2019

Pas un mur, mais une barrière

Sur l’immigration, l’autre priorité d'un éventuel gouvernement populaire, Maxime Bernier s’est défendu de vouloir construire un mur pour empêcher des migrants d’emprunter le chemin Roxham.

Il installerait plutôt une petite barrière, a-t-il expliqué à Céline Galipeau.

On a 45 000 faux réfugiés qui sont venus au Canada par le chemin Roxham, a-t-il déploré, insistant pour régler le problème une fois pour toutes.

Il faut choisir nos immigrants. Il faut choisir nos réfugiés aussi.

Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada

Le Parti populaire s'est engagé à accepter de 100 000 à 150 000 immigrants par année, dont une majorité d’immigrants économique comme le souhaite le gouvernement de François Legault au Québec.

Je suis le seul chef à répondre à sa demande, s’est-il targué. Il s’est d’ailleurs appuyé sur François Legault pour justifier ses positions en immigration.

Deux candidats quittent le navire

Maxime Bernier et Céline Galipeau en entrevue

Maxime Bernier a été reçu par Céline Galipeau sur le plateau du Téléjournal 22 h.

Photo : Radio-Canada

Depuis le début de la campagne électorale, deux candidats du Parti populaire ont par ailleurs quitté le navire en décrivant leur ancien parti comme étant raciste et intolérant.

Chad Hudson a renoncé à se présenter à la fin septembre, alors que Victor Ong a claqué la porte mercredi. Rejetant leurs accusations, Maxime Bernier a défendu l’inclusion de son parti.

On a des candidats de toute forme de religion et ils sont avec nous pour les valeurs qu’on partage, de liberté, de responsabilité et de respect, a-t-il insisté.

Également interrogé sur les sondages, où le Parti populaire se maintient depuis le début de la campagne à 3 % des intentions de vote, Maxime Bernier a répondu douter des sondages.

Le vrai sondage va être le 21 octobre, a-t-il rappelé.

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