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Le centre des opérations du gouvernement Kenney devient le Centre de l’énergie canadienne

Tom Olsen, qui a des cheveux blancs et porte un chandail de hockey, parle à la caméra, dehors. Derrière lui, il y a une affiche électorale avec son nom.

Tom Olsen, le nouveau directeur du Centre de l'énergie canadienne, est un ex-candidat du Parti conservateur uni.

Photo : Radio-Canada

Mirna Djukic

Mercredi, l’équipe chargée de défendre la réputation de l’industrie pétrolière albertaine s’est officiellement incorporée en adoptant le nom de Centre de l’énergie canadienne. L’ex-candidat du Parti conservateur uni (PCU) Tom Olsen en a été nommé directeur.

C’est donc avec un nom aux connotations beaucoup moins guerrières que « centre des opérations » (war room) du gouvernement albertain prendra son envol d’ici Noël.

Rectificatif:

Une version précédente de ce texte indiquait que le CEC s’était incorporé comme « société d’État ». Le gouvernement a créé le CEC et détient 100 % des parts, mais il a choisi de l’incorporer comme société privée.

La ministre de l’Énergie, Sonya Savage, a cependant confirmé que le Centre de l’énergie canadienne (CEC) a toujours le même mandat : « Raconter notre histoire, recadrer le message et contrer le discours de ceux qui s’opposent à notre secteur pétrolier et gazier. »

Elle croit que l’usage du mot « canadienne » est justifié par l’importance du secteur pétrolier albertain dans l’économie nationale. Les provinces qui souhaiteraient collaborer au projet seraient les bienvenues, selon elle.

« C’est un enjeu canadien, pas seulement un enjeu albertain », dit la ministre.

Plan serré de Sonya Savage en mêlée de presse dans les couloirs de la législature.

Sonya Savage dit que le nom de Centre de l'énergie canadienne décrit très bien la société que le gouvernement albertain vient de créer pour défendre la réputation de son secteur pétrolier.

Photo :  CBC

La société sera composée de trois unités :

  • Une équipe de réponse rapide, qui réagira « en temps réel » aux messages sur les réseaux sociaux qui dénigrent l’industrie énergétique albertaine.

  • Une unité de « littératie énergétique », qui produira du contenu original pour promouvoir une image positive du secteur pétrolier.

  • Une unité de recherche qui analysera des données pour « renforcer notre message avec des informations factuelles pour les investisseurs, les chercheurs et les décideurs ».

Le budget du CEC sera de 30 millions de dollars.

30 M $ pour « une machine à tweets », selon l’opposition

L’opposition officielle estime que c’est une dépense farfelue à un moment où les secteurs de la santé et de l’éducation se préparent à des restrictions de dépenses du gouvernement. Le porte-parole des néo-démocrates en matière d’énergie, Irfan Sabir, ne voit pas en quoi il serait nécessaire de dépenser des millions de dollars « pour tweeter des choses aux autres Canadiens ».

« Je n’ai rien entendu qui explique comment cette machine à tweets va nous aider à mettre notre produit sur le marché ou à construire le pipeline Trans Mountain », dit-il.

Le CEC sera dirigé par Tom Olsen, un ancien journaliste politique qui a servi de porte-parole à l’ancien premier ministre Ed Stelmach avant de se présenter sous la bannière du PCU dans la circonscription de Calgary-Buffalo aux dernières élections. Il a été défait par le néo-démocrate Joe Ceci.

Le salaire annuel du directeur sera de 195 000 $ par an.

La ministre de l’Énergie dit qu’il reviendra au directeur de préciser le mandat du CEC et si ses messages seront clairement présentés comme provenant du gouvernement.

Avec les informations de Michelle Bellefontaine

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