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Le chef du Bloc québécois, la « cible principale » du dernier débat en français

Yves-François Blanchet sur le plateau du débat en anglais.

La remontée du Bloc québécois et de son chef Yves-François Blanchet attire l'attention des autres partis.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Louis Blouin
Philippe-Vincent Foisy

Justin Trudeau et Andrew Scheer auront une dernière occasion de croiser le fer dans cette campagne électorale jeudi, lors du débat des chefs en français. Par contre, les attaques des chefs libéral et conservateur seront souvent tournées vers Yves-François Blanchet, car le Bloc québécois effectue une remontée dans les intentions de vote.

On ne peut pas ignorer ce qui se passe dans les sondages. On va réagir à ça, explique une source libérale.

Selon un autre stratège du camp libéral, le chef bloquiste « risque de devenir la cible principale » lors du deuxième affrontement en français. C’est certain qu’on va parler d'Yves-François Blanchet jeudi, soutient-il.

Le camp libéral mise sur deux messages pour tenter de nuire à l'adversaire bloquiste. D'abord, le présenter comme un acteur impuissant sur la question du climat, notamment.

Le Bloc ne peut pas mener un plan pancanadien contre les changements climatiques et les conservateurs ne veulent pas mener d’actions contre les changements climatiques, disait Justin Trudeau à la veille du débat, dans une attaque qui sonnait comme un slogan.

Ensuite, les libéraux veulent aussi miser sur les risques de voter pour un parti qui est confiné au rôle d'opposition.

Les Québécois en opposition ont permis à Stephen Harper de continuer à couper dans les services, de ne rien faire pour lutter contre les changements climatiques. On a besoin de Québécois forts dans un gouvernement qui va lutter contre Doug Ford, contre Jason Kenney, contre les pétrolières, affirmait Justin Trudeau mercredi. Il devrait continuer d'exploiter ce filon jeudi soir.

Selon nos informations, le bond du Bloc québécois dans les intentions de vote embête les libéraux, qui considèrent que cela pourrait leur nuire dans certaines courses serrées au Québec où ils espéraient percer, notamment en territoire orange néo-démocrate.

Justin Trudeau et Andrew Scheer se font face et s'adressent l'un à l'autre sur le plateau du débat en anglais.

Justin Trudeau et Andrew Scheer auront certes l'occasion de croiser le fer une dernière fois, mais leur attention se portera aussi ailleurs.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Nouvelle stratégie pour Scheer

Contrairement au dernier débat en français, où il accusait le Bloc québécois d’être inutile, Andrew Scheer va plutôt taper sur un clou « émotif ».

Attaquer le Bloc québécois en disant qu’il est un gérant d’estrade, c’est trop rationnel, il faut qu’on ait une poignée émotive, soutient un stratège conservateur.

Le chef conservateur a d’ailleurs donné un avant-goût mercredi de ses attaques contre le chef bloquiste.

La priorité du Bloc n'est pas de régler les problèmes importants pour les Québécois, c'est de travailler avec le PQ pour réaliser la souveraineté, a-t-il lancé lors de son annonce au chemin Roxham.

Les conservateurs veulent montrer qu’ils sont les alliés naturels du gouvernement de la CAQ, et non le Bloc québécois.

En associant le Bloc québécois au PQ, on va toucher une corde émotive; les Québécois ont délaissé le PQ en 2018, explique un conservateur.

Il admet que la montée du Bloc québécois pourrait freiner les ambitions des conservateurs au Québec, qui souhaitent doubler leur nombre de sièges. Il ne pense toutefois pas que les sièges actuellement détenus par des conservateurs soient en danger.

Notre dossier Élections Canada 2019

Circonscriptions où le Bloc québécois espère avoir du succès

Six circonscriptions libérales :

  • Laurentides-Labelle (PLC)
  • Avignon–La Mitis–Matane–Matapédia (PLC)
  • Gaspésie (PLC)
  • La Prairie (PLC)
  • Montarville (PLC)
  • Thérèse de Blainville (PLC)

Neuf circonscriptions néo-démocrates :

  • Belœil Chambly (NPD)
  • Longueuil-St-Hubert (NPD)
  • Abitibi–Baie-James–Nunavik–Eeyou (NPD)
  • Jonquière (NPD)
  • Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques (NPD)
  • Berthier Maskinongé (NPD)
  • Drummond (NPD)
  • Saint-Hyacinthe–Bagot (NPD)
  • Salaberry-Suroît (NPD)

Politique fédérale

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