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Les hauts et les bas du zéro déchet

Une famille de Lévis raconte comment elle a fait la transition

Une famille zéro déchet de Lévis

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

Maxime Denis

Un an après l'instauration du programme Virage zéro déchet à Lévis, une vingtaine de familles ont modifié leur routine quotidienne.

Le clan de Meyranie Bernier est l'une de ces familles. Mère monoparentale de deux enfants, elle a d'abord dû s'adapter au mode de vie zéro déchet lorsque l'école de son fils, Olivier, demandait d'apporter une boîte à lunch 100 % zéro déchet.

C'est après cette expérience qu'elle a eu le goût de s'inscrire au projet d'un an de la Ville de Lévis, mené en partenariat avec l'organisme Le filon. Le but était de réduire du tiers les déchets produits par les 20 familles participantes.

L'objectif, c'était de changer mes habitudes. De façon hebdomadaire, sans faire nécessairement d'effort. Maintenant, on remplit un petit sac de poubelle par semaine qui ne pèse rien, dit avec fierté la mère de famille.

Du papier hygiénique et des tampons démaquillants zéro déchet.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Du papier hygiénique et des tampons démaquillants zéro déchet.

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

Le filon a notamment organisé des ateliers lors desquels les familles sélectionnées apprenaient à coudre des sacs de pain, sacs à vrac, des mouchoirs, des nappes et des essuie-tout.

Cette famille a entre autres opté pour le papier de toilette lavable et les tampons démaquillants lavables. L'expérience de la brosse à dents en bambou n'a pas été un succès, d'où le choix de la brosse à dents électrique avec différentes têtes pour chaque membre de la famille.

C'est une autre forme de zéro déchet. On s'adapte. C'est ça, le zéro déchet. C'est de s'adapter. On fait des essais, des erreurs, explique-t-elle.

Une épicerie zéro déchet à Québec.

Une épicerie zéro déchet à Québec

Photo : Radio-Canada / Nahila Bendali

Si sa fille, Maude, a eu plus de difficultés à trier ses rebuts dans les divers bacs, Meyranie a pour sa part eu de la difficulté avec l'achat en vrac. Elle évoque le manque de temps et la distance à parcourir en voiture pour se rendre dans les commerces qui offrent les produits en vrac.

Meyranie Bernier affirme ne pas avoir vu de changement dans son budget. Parfois, un investissement permet de réduire les coûts à moyen et long terme, a-t-elle souligné.

À l'avenir, elle souhaite miser davantage sur l'achat en vrac et la production de produits nettoyants maison.

Quand une habitude est inculquée, on passe à l'autre. Puis, il faut y aller selon nos valeurs et nos moyens aussi. C'est vraiment important, conclut-elle.

La Ville de Lévis doit présenter le 16 octobre le bilan de son programme Virage zéro déchet, évalué à 20 000 $.

Québec

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