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Transferts dans les hôpitaux d'Ottawa : la crise a des répercussions chez les municipalités voisines

Des ambulanciers paramédicaux à la sortie d'un hôpital d'Ottawa.

Les longs délais lors des transferts de patients aux hôpitaux d'Ottawa ont laissé la ville sans personnel paramédical disponible pour répondre aux appels urgents. (archives)

Photo : Radio-Canada / Ashley Burke

Denis Babin

Lorsqu’aucune ambulance n’est disponible pour prendre un appel, c’est ce que l’on appelle, dans le monde paramédical, un « niveau zéro ». Or, cette situation, qui s’est produite à 329 reprises sur le territoire de la Ville d’Ottawa au cours des huit premiers mois de l’année, provoque un effet domino chez les municipalités voisines.

En raison du principe de service continu appliqué par le gouvernement ontarien, les services d'urgence des territoires en périphérie d'Ottawa sont appelés en renfort dans de telles circonstances, notamment ceux des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR).

Ç’a un gros impact. En dedans de dix minutes l'autre jour, on a perdu quatre ambulances parce [que les services paramédicaux d’Ottawa] étaient au niveau zéro, a indiqué le directeur des services d’urgence des CUPR, Michel Chrétien, lors d’une réunion mercredi.

On attribue notamment ce nombre élevé de niveaux zéro au manque de personnel dans les hôpitaux d’Ottawa pour traiter les patients ambulatoires.

Il en a été question dans un rapport rendu public par la Ville d’Ottawa plus tôt cette semaine.

L’engorgement dans les hôpitaux, c’est vrai que ça empire. […] Aussitôt qu’il y a un "backup" dans l'urgence, ils retiennent nos ambulances. Et là, on perd une ressource des fois pour des heures. J’ai vu sept et huit heures de temps dans l’urgence, a ajouté Michel Chrétien.

Or, le territoire desservi par les services d’urgence des CUPR peut parfois se retrouver, à son tour, laissé à découvert, et ce malgré un plan de contingence qui, en cas de force majeure, prévoit l'ajout d'ambulanciers supplémentaires sur le terrain.

Bien souvent, on se retrouve avec des appels médicaux. Mais parce que les ambulances ne sont pas disponibles, ce sont les pompiers qui vont se rendre, a raconté la mairesse de Hawkesbury, Paula Assaly.

Des solutions pour désengorger les salles d'urgence sont mises de l’avant.

Dans les CUPR, des équipes paramédicales communautaires ont été créées.

Ces équipes offrent un suivi à domicile aux patients qui sont susceptibles de faire souvent appel aux ambulanciers pour se rendre à l'hôpital.

Si demain matin, il y avait un désengorgement des hôpitaux, [les services paramédicaux d’Ottawa] auraient peut-être une dizaine, une douzaine de véhicules de plus. À ce moment-là, on ferait moins d'appels à Ottawa, conclut Michel Chrétien.

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