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Vos candidats se prononcent sur l'accès à Internet et au réseau cellulaire

Une antenne de téléphonie cellulaire

Plusieurs candidats déplorent le fait que l'organisme de Gestion de l'inforoute régionale de l'Abitibi-Témiscamingue n'ait pas déposé de projet pour l'accès à Internet haute vitesse.

Photo : Radio-Canada / Philippe Moulier

Annie-Claude Luneau

Un des enjeux qui revient d'élection en élection est celui de l'accès à Internet haute vitesse et à un réseau cellulaire fiable, puisque les télécommunications sont la responsabilité d'Ottawa. Que proposent les candidats d'Abitibi-Témiscamingue sur le sujet?

C'est le point numéro un dans ma campagne, c'est la desserte cellulaire et Internet, affirme le candidat conservateur Mario Provencher.

Il fait du branchement de la région une priorité. Il veut aussi mettre fin aux politiques de mur-à-mur.

Le plus bel exemple, c'est lorsqu'il y a eu un appel de projets et le GIRAT (Gestion de l'inforoute régionale de l'Abitibi-Témiscamingue) a présenté un projet, et on lui a dit "C'est parce que cellulaire, Internet, nous autres, on parle Internet." Oui, mais sur le cellulaire, on peut avoir Internet. Parce que la case n'était pas là dans le programme, le projet a été repoussé, tassé.

Notre dossier Élections Canada 2019

Le projet du GIRAT auquel M. Provencher fait référence est la mise en service de 32 nouveaux sites pour améliorer la desserte cellulaire dans la région.

Une carte avec des zones de couleurs différentes montre la desserte cellulaire en Abitibi-Témiscamingue.

Cette carte montre les emplacements des tours actuelles ainsi que la couverture proposée par le projet du GIRAT en mai dernier. Six tours cellulaires seront déployées sur le territoire témiscabitibien en 2019 dans le cadre du projet Mobile A-T

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Absence de programme

La candidate libérale Claude Thibault, qui a travaillé au développement du programme fédéral de 500 millions de dollars pour le déploiement d'Internet haute vitesse au pays, soutient qu'aucun projet n'a été déposé dans la région.

Le drame auquel j'ai fait face lorsque que j'étais dans un poste assez clé dans l'élaboration du programme, c'est que personne dans la région n'a déposé (de programme), raconte-t-elle. Alors maintenant, je travaille à rebours à m'assurer que les acteurs actuels, qui sont les élus, connaissent quels ont été les autres fournisseurs qui ont gagné des contrats.

Je m'assure que la prochaine fois qu'il va y avoir une ouverture de contrat, je vais être la première à en faire la promotion et à m'assurer que les gens déposent, déclare Claude Thibault. Il n'y avait pas de projet régional qui a été déposé. Et vous pourrez demandez aux autres adversaires pourquoi ils n'en ont pas déposés.

Le GIRAT confirme qu'il n'a pas déposé de demande au gouvernement fédéral, puisque le gouvernement provincial a accepté de financer la majeure partie du projet.

C'est Christine Moore qui était députée à ce moment-là.

Celui qui était son adjoint et qui se présente maintenant pour lui succéder comme député néo-démocrate blâme lui aussi des programmes mal adaptés à la réalité régionale.

Avec Christine, depuis 2011, à chaque fois qu'on parle de mobilité et à chaque fois qu'on parle de desserte cellulaire, on nous revient avec Internet, dit Alain Guimond. Donc, oui, ils mettent des programmes, ils mettent de l'argent, mais encore là, c'est pour Internet. Le programme qui avait été mis en place par le Parti libéral, le programme ne répondait pas aux besoins de notre région. Il aurait fallu qu'on puisse adapter le programme à la région, et non pas faire le contraire encore une fois, être capable de se mettre dans des petites cases.

Une contribution du fédéral?

Le candidat du Bloc québécois Sébastien Lemire croit lui aussi que le fédéral aurait dû investir dans le projet du GIRAT puisque les télécommunications sont de juridiction fédérale.

Il propose même la création d'un Conseil québécois de la radiodiffusion et des télécommunications si Ottawa ne prend pas ses responsabilités.

Il y a un problème de concurrence dans la région, et ça, le CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) a les moyens de trouver des solutions. Et la solution facile, c'est si tu veux être présent dans les grandes villes, les grands marchés où c'est densément peuplé, il faut que tu assures aussi une présence dans les milieux plus éloignés. Ils ont les moyens de le faire.

La campagne électorale entre maintenant dans son ultime période. Le vote par anticipation commence vendredi, 10 jours avant le jour officiel du vote le 21 octobre.

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