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Le Parti vert promet de donner de l'oxygène à la culture québécoise

Pierre Nantel, Daniel Green et Elizabeth May devant un véhicule stationné dans une rue du centre-ville de Montréal.

Elizabeth May était mercredi dans le Quartier des spectacles, à Montréal, en compagnie du candidat Pierre Nantel (à gauche) et du chef adjoint du Parti vert, Daniel Green.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La Presse canadienne

Si le Parti vert du Canada obtient la balance du pouvoir, sa chef Elizabeth May promet de s'en servir pour obtenir des résultats pour la culture québécoise, a-t-elle déclaré mercredi.

Afin de démontrer que les verts sauront bien représenter le Québec à la Chambre des communes, Mme May a présenté sa plateforme en matière de culture à Montréal.

Le choix du Québec s'est imposé pour présenter la liste de mesures culturelles, car une telle annonce résonne particulièrement dans la province, a dit le candidat vert dans la circonscription de Longueuil-Saint-Hubert, Pierre Nantel, présent aux côtés de sa chef pour l'annonce.

Également flanquée de son chef adjoint Daniel Green et de l'auteur-compositeur-interprète Jamil Azzaoui, Elizabeth May a promis que son parti défendra la culture.

La formation politique promet d'ailleurs de ne pas s'aplatir devant les pressions des géants du web : elle va imposer leurs revenus et les forcer à récolter la TPS - « sans attendre », dit-elle, puisqu'elle reproche aux libéraux leur inaction dans ce dossier depuis quatre ans.

C'est une question d'équité, juge Mme May.

Les verts parlent aussi d'augmenter la représentation du Québec et des francophones hors Québec dans les conseils d'administration des institutions culturelles fédérales, comme le Conseil des arts et l'Office national du film.

Le parti donnerait aussi un droit d'intervention au Québec sur toutes les ententes qui touchent la culture québécoise. Le Québec aurait son mot à dire, a fait valoir le chef adjoint du parti, Daniel Green. Ce serait le cas notamment de l'entente avec Netflix et de la manière dont elle va s'appliquer à la culture québécoise, notamment en termes de production de contenu québécois par cette plateforme.

Mme May a aussi souligné que son parti augmenterait le financement de Radio-Canada à hauteur de la somme par habitant remise à la BBC, le diffuseur d'État au Royaume-Uni. Car les francophones hors Québec méritent des services de radiodiffusion de qualité, a-t-elle notamment fait valoir, sur l'esplanade de la Place des Arts, à Montréal.

Notre dossier Élections Canada 2019

L'avenir aux Communes

Elizabeth May persiste et signe : le chef conservateur Andrew Scheer ne sera pas premier ministre le 21 octobre. Elle lui avait lancé cette phrase au visage lundi, en plein débat des chefs.

Je reste avec mon avis sur M. Scheer, a-t-elle répondu lorsque questionnée sur le plus récent sondage post-débat, mené par Forum Research, qui place les conservateurs en première position des intentions de vote des Canadiens, avec 35 % des appuis. Un nouveau sondage Léger place toutefois libéraux et conservateurs à égalité à l’échelle nationale, à 31 %.

Mais elle dit craindre un gouvernement libéral majoritaire tout comme un gouvernement conservateur.

Parce que c'est clair que M. Trudeau a brisé ses promesses au cours des quatre dernières années. Mais avec un gouvernement minoritaire, on va pouvoir faire de vrais progrès. Pour les verts, notre objectif est d'avoir un groupe plus grand, très grand, de députés verts [partout au pays] qui sont capables de travailler avec les autres pour exiger que les autres tiennent leurs promesses, notamment sur les changements climatiques, a-t-elle soutenu.

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