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Santé mentale : des organismes s'unissent pour faire tomber les préjugés

Des représentants d'organismes communautaires devant une affiche et derrière des micros.

Trop de gens aux prises avec une maladie mentale refusent de demander de l'aide. C'est pourquoi des organismes de la région s'unissent pour lancer une campagne de sensibilisation.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Trop de gens en situation de détresse psychologique tardent à demander de l’aide par crainte d'être jugés ou stigmatisés.

Une quinzaine d'organismes du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont décidé de prendre le problème de front.

Comme pair aidante, moi, je dis que je suis une semeuse d'espoir, confie Francine Turcotte, qui vit avec un trouble bipolaire. Elle a décidé de camper ce rôle au Centre de rétablissement en santé mentale Le Renfort d’Alma.

Francine Turcotte est on ne peut plus au fait de cette crainte d'être étiqueté.

À un moment donné, on a peur que les choses ne changent pas, alors on reste dans notre souffrance.

Francine Turcotte, pair aidante

Jean-François Côté, lui aussi devenu pair aidant au Centre L’Escale de Jonquière, souffre également de bipolarité. Il s’était imposé des barrières.

Ça devient de l'autostigmatisation. C'est le danger de tomber dans l'isolement, la passivité. Quand on se fait dire qu'on est malade, normalement, on reste chez nous, on ne veut pas contaminer les gens, image-t-il.

Au-delà des interventions, les organismes en santé mentale de la région veulent s'attaquer aux préjugés.

La personne se fait appeler le bipolaire, mais on ne dirait pas : "Ah! la cancéreuse!" ou "Ah! la diabétique!", met en relief Marie-Joëlle Côté, conseillère en promotion et en prévention à l’Association canadienne pour la santé mentale.

Coffre à outils

Les organismes ont préparé des outils comme un guide pour les médias et des affiches.

On ne devrait pas avoir honte de vivre avec un trouble de santé mentale au même titre que si j'ai une pneumonie, je vais vouloir me faire traiter pour me rétablir, poursuit Francine Turcotte.

Les spécialistes en santé mentale estiment qu'il est nécessaire de lutter contre la stigmatisation dans le contexte où l'anxiété de performance est en forte croissance chez les jeunes. Il est donc impératif de consulter sans attendre.

D'après le reportage de Gilles Munger

Saguenay–Lac-St-Jean

Santé mentale