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Cannabis : la SQDC veut doubler le nombre de ses succursales d’ici mars prochain

Jean-François Bergeron, PDG de la SQDC, parle sur une scène.

Le PDG de la Société québécoise du cannabis, Jean-François Bergeron, a dressé le bilan de la première année d'opération du réseau de succursales.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Société québécoise du cannabis (SQDC) a annoncé que le nombre de ses succursales passera de 21 à 43 d’ici mars 2020 et que cette hausse se verra notamment en région.

Intervenant devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le président-directeur général de la SQDC, Jean-François Bergeron, a brossé un tableau rassurant après un début difficile, marqué par des tablettes vides et des ruptures de stock.

Une pénurie dont il refuse d'attribuer le blâme à une mauvaise planification. Les autres provinces ont vécu le même problème, s’est-il défendu.

La part de marché de la société est de 18 % des 150 tonnes de cannabis vendues au pays, a indiqué le patron de la SQDC.

M. Bergeron pense pouvoir réaliser un profit de 20 millions de dollars au terme du premier exercice financier complet, comme le veut le gouvernement du Québec.

Le premier exercice financier de la SQDC, qui ne comptait que deux trimestres, affichait une perte de 4,9 millions de dollars, attribuée en grande partie aux charges non récurrentes liées au démarrage.

Une personne tient un joint.

Au Canada, le cannabis a été légalisé en octobre 2018.

Photo : iStock

Le PDG de la SQDC a reconnu les difficultés éprouvées durant les premiers mois – comme la réduction des heures d'ouverture des boutiques – tout en insistant sur l'ampleur de la tâche accomplie.

Il fallait dissiper de nombreuses craintes auprès des municipalités, qui n'étaient pas toutes disposées à accueillir des succursales sur leur territoire, a-t-il souligné.

M. Bergeron a expliqué que la société d’État a également été victime des préjugés entourant cette industrie. Des institutions financières et des assureurs, a-t-il dit, hésitaient à faire affaire avec elle.

Que l’on soit pour ou contre le cannabis, la mission de la SQDC est pertinente.

Jean-François Bergeron, PDG de la SQDC

Jean-François Bergeron rappelle toutefois que, si on tient compte des revenus fiscaux comme les taxes de vente et les droits d'accise, 10 millions de dollars ont été versés dans les coffres de l'État québécois.

Prix en recul au troisième trimestre

Le prix moyen d'un gramme de cannabis a diminué de 6,4 % au troisième trimestre, selon Statistique Canada, qui précise toutefois que le cannabis illégal demeure moins cher.

Le prix moyen du cannabis légal a reculé à 10,23 $ le gramme contre 10,65 $ au deuxième trimestre, soit une baisse de 3,9 %. Il s'agit de la première baisse de prix depuis la légalisation du cannabis, en octobre dernier.

Par ailleurs, le prix moyen du cannabis illégal a continué de reculer et il est tombé à 5,59 $ le gramme au troisième trimestre, soit une baisse de 5,9 % par rapport au prix de 5,94 $ le gramme du deuxième trimestre.

Le patron de la SQDC estime pour sa part que le prix au Québec est de 20 % moins élevé que le prix moyen national.

Avec les informations de Delphine Jung et de La Presse canadienne

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