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L'avenir du port de Cacouna toujours inconnu à quelques mois de sa cession à Québec

Le port de Cacouna s'avance dans le fleuve Saint-Laurent, face à la Côte-Nord.

Le port de Cacouna sera cédé au gouvernement provincial dans 6 mois, par le gouvernement fédéral. (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

Le 30 mars prochain, le gouvernement québécois deviendra officiellement propriétaire de quatre ports jugés excédentaires par Ottawa, dont celui de Cacouna. À moins de 6 mois de cette cession, plusieurs intervenants de la région s’interrogent toujours sur ce qui adviendra de cette infrastructure lorsque le gouvernement provincial en deviendra le propriétaire.

L'annonce de la cession du fédéral au provincial des ports de Matane, de Gaspé, de Rimouski et de Cacouna a été faite en août 2018.

Depuis, les élus locaux n'ont pratiquement aucune information sur ce qui se passera lorsque la cession du port sera effective.

Ce qu'on nous dit, c'est qu'on ne peut rien nous dire avant le 30 mars 2020!

Ghislaine Daris, mairesse de Cacouna et présidente de la Corporation du port de mer

La mairesse de Cacouna et présidente de la Corporation du port de mer, Ghislaine Daris, n'a aucune idée de ce qui attend le port situé sur le territoire de sa municipalité.

Malgré de nombreuses demandes d'informations à Québec et auprès du député local, plusieurs questions demeurent sans réponse.

Durant toute l'année, on a essayé d'avoir des informations, mais on n'a pas reçu d'information. Mais ce qui me rassure, c'est que Québec négocie toujours avec le gouvernement du Canada, soutient-elle.

Le port de Cacouna

Le port de Cacouna

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

De son côté, la Première Nation malécite de Viger poursuit ses démarches auprès du gouvernement provincial. Elle souhaite mettre en place un centre d'interprétation sur le site du port de Cacouna.

Des activités de recherche sur les mammifères marins pourraient notamment y être menées, mais pour le moment, il est impossible de savoir si Québec les autorisera à le faire.

Le grand chef de la Première Nation malécite de Viger, Jacques Tremblay, ne s'attend pas à obtenir des réponses avant le mois de décembre.

Nous, on va continuer de négocier serré avec eux jusque là, mais je pense qu'ils vont probablement attendre que la Stratégie maritime du gouvernement soit connue.

Jacques Tremblay, grand chef de la Première Nation malécite de Viger

Questionnée sur l’évolution de ce sujet, la ministre responsable de la Stratégie maritime, Chantal Rouleau, n'a pas voulu trop s'avancer dans ce dossier.

Le tout va se finaliser au mois de mars prochain et là, on est en train de discuter de la gouvernance de l'ensemble.

Chantal Rouleau, ministre responsable de la Stratégie maritime

Les élus de la région espèrent avoir leur mot à dire pour la gestion de ce port qui, selon eux, pourrait connaître une seconde vie sous l'égide du gouvernement québécois.

D’après un reportage de Patrick Bergeron

Bas-Saint-Laurent

Politique provinciale