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Les Autochtones en Atlantique veulent régler leurs problèmes d’eau potable

Une personne remplit un verre d'eau.

Les problèmes de salubrité de l'eau sont fréquents dans les collectivités autochtones.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Boudreault

Radio-Canada

Des communautés micmaques et malécites en Atlantique proposent au gouvernement fédéral de créer leur propre organisme de gestion de l’eau potable.

C’est une question de pouvoir ouvrir le robinet et avoir de l’eau potable, ce qui fait défaut à certaines communautés, explique la cheffe de la Première Nation de Pictou Landing, en Nouvelle-Écosse, Andrea Paul.

Mme Paul est l’une des trois membres du conseil d’administration de l’organisme nommé Atlantic First Nations Water Authority.

Cet organisme, le seul du genre au pays, veillera à ce que les communautés qui en sont membres aient de l’eau potable de façon constante et sécuritaire, indique Mme Paul.

Andrea Paul, la cheffe de la Première Nation de Pictou Landing, en Nouvelle-Écosse, en entrevue.

Les résidents des Premières Nations veulent pouvoir boire l'eau qui sort de leurs robinets en toute confiance, affirme Andrea Paul, la cheffe de la Première Nation de Pictou Landing, en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC/David Gutnick

Près de la moitié des communautés autochtones en Atlantique, soit 15 sur 34, acceptent de participer à l'initiative, selon elle.

Lorsqu’un problème d’eau potable survient dans les communautés autochtones, ces dernières ne sont pas toujours certaines des ressources que le fédéral est disposé à mettre en oeuvre ni du moment où il les rendra disponibles, affirme Andrea Paul.

Les communautés autochtones estiment qu’elles peuvent être efficaces en travaillant ensemble pour régler leurs problèmes d'eau potable, dit-elle.

L’organisme compte depuis septembre un président et chef de la direction par intérim, James MacKinnon. Il était auparavant directeur en matière de logement et d’infrastructure au Congrès des chefs des Premières Nations de l’Atlantique.

L’organisme de gestion de l’eau est une forme d’autonomie gouvernementale et un moyen de rompre le cycle de dépendance au financement fédéral, affirme M. MacKinnon.

James MacKinnon, président et chef de la direction par intérim du nouvel organisme de gestion de l'eau.

Selon James MacKinnon, le nouvel organisme de gestion de l'eau découle de la volonté des Autochtones d'être plus autonomes dans la gestion de leurs affaires.

Photo : CBC/Nic Meloney

Les chefs et les conseils de bande participants pourront établir des priorités à long terme, ce qui est compliqué dans le cadre du financement annuel provenant de Services aux Autochtones Canada, ajoute-t-il.

Demande de financement soumise au fédéral

Le Congrès des chefs des Premières Nations de l’Atlantique, qui coordonne l’organisme de gestion de l’eau, a présenté au fédéral en juin un plan qui comprend une demande d’investissement de 231 millions de dollars sur 25 ans et de 11 millions de dollars par année pour les coûts de fonctionnement et d’entretien des infrastructures.

Les fonds demandés sont largement supérieurs à ceux que reçoivent habituellement ces 15 communautés, estime James MacKinnon.

Le fédéral a dépensé 96,6 millions de dollars en matière d’infrastructures pour l’eau potable et les eaux usées dans les collectivités autochtones en Atlantique depuis 2015.

Une usine de traitement des eaux.

Les infrastructures pour le traitement de l'eau sont largement sous-financées dans les communautés autochtones, selon James MacKinnon.

Photo : The Canadian Press / JOHN WOODS

James MacKinnon juge que ces infrastructures sont insuffisamment financées depuis longtemps.

Les sommes additionnelles, explique-t-il, permettraient de moderniser les infrastructures existantes pour qu’elles soient d’une « qualité acceptable ».

Par courriel, un porte-parole de Services aux Autochtones Canada précise que le gouvernement fédéral appuie l’initiative et que, conformément à la loi, il s’affaire à transférer la gestion, le contrôle et le suivi des programmes du ministère à des organisations autochtones.

Selon M. Mackinnon, Ottawa n’a encore pris aucun engagement par rapport à la proposition de son organisme. Il s’attend à une réponse après les élections fédérales.

Avec les renseignements de Nic Meloney, CBC

Nouvelle-Écosse

Autochtones