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Bertrand Charest soulève ses lunettes noires.

Bertrand Charest souhaite maintenant se préparer pour son éventuel passage devant la Commission des libérations conditionnelles du Canada.

Photo : Archives Radio-Canada

Geneviève Garon

L'ex-entraîneur de ski Bertrand Charest, reconnu coupable de crimes sexuels sur de jeunes athlètes dans les années 1990, renonce à porter son dossier devant la Cour suprême.

Il est serein, il a l’impression d’être allé au bout du processus, explique son avocat Antonio Cabral. Après s’être montré très combatif tout au long des procédures judiciaires depuis son arrestation en 2015, Bertrand Charest renonce à son ultime recours et accepte le jugement de la Cour d’appel rendu en août dernier, affirme Me Cabral.

Le détenu de 54 ans souhaite à présent passer à autre chose et se concentrer à préparer son éventuel passage devant la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).

En août dernier, l’ancien entraîneur de l’équipe canadienne junior féminine de ski alpin avait partiellement obtenu gain de cause devant la Cour d’appel, qui avait réduit sa peine de détention de deux ans et annulé sa condamnation sur 21 chefs d’accusation. Bertrand Charest demeurait toutefois coupable de 16 chefs pour crimes sexuels et soumis à une peine de 10 ans et 3 mois de pénitencier.

La Cour d’appel n’avait donc pas accédé à sa demande d’obtenir un nouveau procès ou de réduire significativement sa peine d’incarcération.

Il maintient qu’elles étaient « consentantes »

Deux semaines avant l’expiration du délai de 60 jours pour s’adresser au plus haut tribunal du pays, Bertrand Charest a rencontré son avocat à l’établissement de détention La Macaza, dans les Laurentides.

Il reconnaît les faits que la Cour d’appel lui impute [...] il reconnaît ne pas avoir respecté la loi, soutient Me Cabral, bien que Bertrand Charest continue de clamer que les gestes et rapports sexuels étaient consentis, par opposition aux témoignages des plaignantes au procès.

Mais selon son avocat, tant qu’il contestait sa condamnation, il ne pouvait pas avoir droit à tous les programmes de réhabilitation en détention et envisager d'obtenir une réponse positive de la CLCC.

Tout porte à croire que les procédures judiciaires sont terminées. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) n’a entrepris aucune démarche auprès de la Cour suprême, après s’être montré somme toute satisfait du jugement de la Cour d’appel. Puisque nous sommes toujours à l’intérieur du délai d’appel, le DPCP ne fera pas de déclaration publique. Nous aurons l’occasion d’y revenir, répond le porte-parole du DPCP, Jean-Pascal Boucher.

En juin 2017, Bertrand Charest a été reconnu coupable de 37 chefs d’accusation de nature sexuelle et qualifié de « prédateur » qui avait fait neuf jeunes victimes.

Ce jugement a été en partie cassé par la Cour d’appel le 22 août, qui a souligné la personnalité narcissique de l’ex-entraîneur et son déni de responsabilité.

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