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Les passagers du Tshiuetin doivent composer avec les moyens de pression

On observe des représentations d'animaux sur le côté du train.

Un autocollant du syndicat avec la mention en grève sur l'une des portes du train

Photo : Radio-Canada / François Robert

François Robert

À l’embarquement du train de la compagnie Transport ferroviaire Tshiuetin ce matin à Sept-Îles, les impacts de la grève et des moyens de pression des employés se font sentir.

Plusieurs déplorent la suspension du service de cantine dans le train, dont le voyage entre Sept-Îles et Schefferville peut durer 12 heures.

Hier, une ordonnance provisoire a été délivrée par le Conseil canadien des relations industrielles afin de forcer l'entreprise, pour au moins deux semaines, à procéder à tous les arrêts souhaités le long de la voie ferrée qui relie Sept-Îles et Schefferville.

Tous les gens rencontrés sur place s’entendent pour dire que ce train offre un service essentiel.

L'intérieur d'un wagon passager du train de Tshiuetin.

L'intérieur d'un wagon passager du train de Tshiuetin

Photo : Radio-Canada / Jean-Louis Bordeleau

Georges Vollant, de Maliotenam, est venu reconduire des gens au train. Les rumeurs sur la santé financière fragile de la compagnie se sont rendues jusqu’à lui.

J’ai entendu dire que la compagnie Tshiuetin est en mauvaise posture, comme on dit, indique-t-il.

Quelques minutes avant de monter dans le train, Arthémise Fontaine abonde dans le même sens au sujet des rumeurs de situation financière précaire.

Elle accorde une entrevue après avoir débarqué ses bagages.

Arthémise Fontaine

Photo : Radio-Canada / François Robert

J’en entends souvent parler. Tu ne peux pas savoir comment, lance d’entrée de jeu Arthémise Fontaine. C’est dommage. Nous, à Schefferville, on a besoin de ce service-là. J’espère que ça va se régler parce que c’est tannant.

La grève et les moyens de pression ont des impacts sur les passagers et leurs bagages, souligne Arthémise Fontaine quelques minutes avant de prendre le train.

On nous dit qu’ils n’embarqueront pas tous nos bacs. On va les recevoir dans quelques jours. Ce n’était pas comme ça avant, déplore-t-elle.

Nicolas Rock, de Maliotenam, prend parfois le train pour aller à la chasse. Il est venu voir des gens à l’embarquement ce matin. Il se montre optimiste pour l’avenir du service.

Il porte une casquette et des verres fumés.

Nicolas Rock

Photo : Radio-Canada / François Robert

Le fédéral va arranger ça. C’est une question de temps.

Nicolas Rock, de Maliotenam

Maxime Rouleau fait partie d’une équipe de tournage venue de Montréal qui s’apprête à prendre le train pour Schefferville.

Son groupe et lui doivent passer un mois à Schefferville pour y tourner une fiction de la réalisatrice Sarah Fortin.

Les membres de la production ont dû modifier un peu leurs plans pour s’adapter aux moyens de pression des employés du train.

Il pousse un chariot vers la porte de la gare.

Maxime Rouleau, le cantinier de l'équipe de tournage, a dans ses bagages beaucoup de nourriture.

Photo : Radio-Canada / François Robert

Nous étions censés partir avec le camion et tout mettre dans le train directement, mais là, il faut tout vider et tout transférer dans le train. Il faut louer un camion là-bas. On a beaucoup de choses à changer à la dernière minute ce matin , explique Maxime Rouleau.

Les revendications des grévistes trouvent des appuis

Je pense que c’est des moyens de pression que les employés auraient dû employer bien avant ce temps de l’année. Je pense que ça fait longtemps que ça traîne. Moi, je suis pour les employés qui sont en grève.

Georges Vollant, de Maliotenam
Il accorde une entrevue près de l'entrée de la gare.

Georges Vollant, de Maliotenam

Photo : Radio-Canada / François Robert

La gare était bondée ce matin et l’embarquement a été plus long que prévu. Le personnel du train n’a pas réussi à le faire quitter la gare à 7 h comme prévu.

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