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Salles d’isolement : un mur sépare les parents et un conseil scolaire d'Edmonton

Une salle d'isolement dans une école.

Tout le monde n'accueille pas avec enthousiasme le retour des salles d’isolement en Alberta.

Photo : Inclusion BC

Radio-Canada

Le Conseil des écoles publiques d’Edmonton (EPSB) a défendu le recours aux salles d’isolement, mardi, devant une assemblée de parents révoltés par cette pratique.

En quoi le fait d’enfermer un enfant agité dans un espace restreint permet-il de le calmer et de désamorcer [une situation difficile], a demandé une mère d’élève, Grace Bowers, durant la réunion entre des représentants du Conseil des écoles publiques d’Edmonton et des parents qui a eu lieu le 8 octobre.

À cette occasion, les parents ont demandé l’interdiction des salles d’isolement controversées, en évoquant les chiffres d’un récent rapport du conseil scolaire indiquant que ces salles avaient été utilisées plus de 700 fois entre le 3 et le 27 septembre.

C’est non seulement choquant, mais aussi épouvantable.

Grace Bowers, mère d’élève

Garder le cap

En misant sur la transparence avec les parents, le conseil d’administration de l’EPSB a défendu le maintien des salles d’isolement.

Il est primordial de collaborer avec [vous], a déclaré sa présidente aux parents. [En ce qui a trait aux salles d'isolement ]nous sommes vraiment sur la bonne voie, leur a-t-elle dit. Nos règlements administratifs sont stricts tout comme les instructions qui stipulent que ces salles ne peuvent être utilisées que dans des situations de crise.

Le surintendant Darrel Robertson l’a appuyée.

Si un enfant se fâche au point de ne plus se contrôler lui-même, il peut y avoir des débordements de violence dans la classe qui mettent non seulement cet enfant, mais aussi les autres, en danger, a-t-il expliqué.

Dans ces circonstances, le recours aux salles d’isolement peut être approprié, a-t-il ajouté en reconnaissant toutefois qu’elles n’ont pas toujours été utilisées à bon escient.

Darrel Robertson a rappelé qu’un élève en isolement devait rester à l’écart le temps qu’il se calme, qu’il devait être surveillé et qu’un compte-rendu de la situation devait être fait avec les parents. De plus, la direction de l’école doit être informée chaque fois qu'un élève est placé en salle d’isolement.

Selon lui, le Conseil scolaire des écoles publiques d’Edmonton cherche tout de même des solutions pour réduire les cas d’isolement en classe, voire les supprimer dans certains cas.

Il y a deux semaines, Nathan Ip, un des administrateurs de l’EPSB, avait d’ailleurs proposé d’élaborer un calendrier pour planifier l’abandon progressif de la pratique.

Mardi, il a retiré la motion qu’il avait présentée au conseil d'administration.

Mon avis personnel n’a pas changé, a-t-il déclaré [...] Mais il n’était pas responsable de faire une telle proposition sans consulter les équipes de travail et les autres parties prenantes dans ce dossier pour anticiper les conséquences [de l’abandon des salles d’isolement].

Darrel Robertson a confirmé qu’il était impossible pour le conseil scolaire de penser à toutes les supprimer d’un coup, car cela représente un défi complexe à résoudre.

Alberta

Éducation