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Le TEP : déjà 200 examens depuis sa mise en marche en juin à Sudbury

Un tomodensitomètre à émission de positrons.

Il aura fallu 10 ans et une campagne de financement de 4,3 M$ pour recueillir les fonds nécessaires à la venue du TEP à Sudbury. Le projet totalise 8,9 M$ en plus de 1,6 M$ que paiera la province pour utiliser l’appareil

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

Radio-Canada

C’est jour d’inauguration pour le nouveau bloc d’examen par TEP Sam Bruno. Le tomodensitomètre à émission de positrons est arrivé en juin après dix années de travail et d’attente.

C’est en fait le seul appareil du genre de la région, les autres les plus près étant dans la région de Toronto.

Thunder Bay, dans le Nord-Ouest, dispose aussi d’un TEP.

La salle contenant l’appareil ultra sophistiqué a été construite sur pilotis, dans la partie arrière de l’hôpital.

Restrictions

Depuis le début de son utilisation en juin, 200 examens ont eu lieu.

L’hôpital Horizon Santé-Nord ne pourra faire plus de 1100 examens par année.

Le gouvernement ontarien s’est engagé à verser 1,6 M$ par année pour exploiter l’appareil.

Le gouvernement de l’Ontario est celui qui met le plus de restriction sur l’utilisation des TEP, dit la députée néo-démocrate de Nickel Belt France Gélinas.

Elle explique que ce ne sont pas tous les cancers qui sont couverts pour l’utilisation du tomodensitomètre à émission de positrons.

Une femme en entrevue dans un espace extérieur.

France Gélinas compte s’attaquer aux restrictions qui empêchent que tout cancer diagnostiqué par un TEP soit couvert par le régime d’assurance-maladie de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada / Joël Ashak

Selon la porte-parole de l’Opposition en santé, les meilleures pratiques à suivre sont dans la province voisine.

Le Québec a déjà fait plusieurs changements pour savoir quand un TEP est utile et ne l’est pas. Ils ont les données scientifiques pour démontrer que oui, l’utilisation en ces circonstances en vaut la peine.

France Gélinas, députée NPD Nickel Belt

De meilleurs diagnostics

Le fait que maintenant le TEP est à Sudbury, cela élimine les déplacements pour les patients, dit Jean-Yves Maillet, un technicien en médecine nucléaire.

Un homme devant un appareil TEP.

Selon Jean-Yves Maillet, la nouvelle technologie permettra de localiser avec plus de précision les cellules cancéreuses sur les patients.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

Il explique aussi que cette plus récente technologie aide les oncologues à être plus précis avec les traitements de radiothérapie ou de chimiothérapie.

L’emplacement du tomodensitomètre à émission de positrons sécurise aussi les patients.

L’édifice est tout neuf, explique M. Maillet. Certains centres ont installé le TEP dans un sous-sol. Parfois, des patients se sentent alors renfermés. L’éclairage ici les fait se sentir en sécurité.

Regarder une image de tomodensitomètre à émission de positrons est comme regarder un arbre de Noël illuminé. Imaginez que toutes les lumières sont vertes, sauf une qui est rouge. C’est comme ça qu’on trouve un cancer.

Dr. Andrew Pearce, radio-oncologue Horizon Santé-Nord

Sam Bruno

C’est cet homme mort d’un cancer du côlon qui est derrière le projet de longue haleine.

Sam Bruno est décédé en juillet 2010 à 55 ans.

Pendant sa maladie, il avait dû se rendre dans le sud de la province pour subir deux examens TEP.

Grand plaque sur le mur de la salle où est situé le TEP à Sudbury.

Le bloc d’examen du TEP porte le nom Sam Bruno à la mémoire de celui qui est mort des suites du cancer et qui en a inspiré plus d’un dans la campagne de financement.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

Après sa mort, sa famille et des amis se sont joints à la fondation de cancérologie du Nord pour acquérir la pièce d’équipement.

La campagne avait permis de recueillir 4 300 000 $, alors que la province a injecté 4 600 000 $ pour la construction du bloc d’examen.

Nord de l'Ontario

Cancer