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Forage dans le Saint-Laurent: les baleines menacées

Radio-Canada

Une coalition environnementale se tourne vers Ottawa pour empêcher l'exploration pétrolière du Golfe du Saint-Laurent.

Une vaste coalition regroupant des environnementalistes, des scientifiques et des artistes de renom tente in extremis d'empêcher la firme albertaine GSI, qui a conclu un partenariat avec Hydro-Québec, de se lancer dans l'exploration pétrolière du Golfe du Saint-Laurent.

La coalition demande un moratoire, alors que les travaux de sondage et de relevés sismiques devraient commencer dès la semaine prochaine.

L'entreprise GSI devrait bombarder à l'aide de canons d'air comprimé les fonds marins entre l'île d'Anticosti, Gaspé et les îles de la Madeleine à la recherche d'hydrocarbures.

Robert Michaud, du groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins y voit une véritable catastrophe. «Depuis 20 ans, j'étudie les baleines du Saint-Laurent, et jamais je n'ai été aussi inquiet pour leur avenir», a-t-il déclaré à la radio de Radio-Canada.

Selon la coalition, les tirs sismiques seront tellement puissants que les baleines se retrouveront comme en pleine «zone de guerre». «On parle d'explosions de milliers de livres par pouces, de déplacements d'eau et de détonations sonores assez fortes pour tuer des grands cétacés», explique Daniel Green de la branche canadienne du Sierra Club.

Ce programme d'exploration d'hydrocarbures dans le Saint-Laurent, un vaste plan de prospection sur huit ans, avait été annoncé l'an dernier par Hydro-Québec et le gouvernement du Parti québécois. Il avait immédiatement soulevé un tollé, forçant le report des travaux de sondage sismique.

La coalition demande un moratoire au gouvernement du Québec et déplore le silence de Jean Charest dans ce dossier depuis son arrivée au pouvoir. En campagne électorale, il s'était en effet engagé de manière formelle à procéder à des études d'impact sur l'ensemble du projet, et parlait de mener une enquête scientifique et indépendante sur le développement énergétique du Québec.

La coalition se tourne donc in extremis vers le ministre fédéral de l'Environnement, David Anderson, et demande que le dossier soit référé sans délai à une commission d'évaluation environnementale.

La firme albertaine, quant à elle, attend le feu vert de l'Office national de l'Énergie. Cet aval devrait être donné dès la semaine prochaine.

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